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    Economie

    Un label pour la truffe de l’Oriental

    Par L'Economiste | Edition N°:3602 Le 24/08/2011 | Partager
    Un projet lancé par la direction régionale de l’agriculture
    Constitution d’un groupement demandeur et cahier des charges, les premières étapes
    Le dispositif s’inscrit dans le pilier II du plan Maroc Vert

    Pour l’heure, la truffe pousse de manière spontanée. Il s’agira de déterminer les moyens à mettre en œuvre pour développer sa culture

    Après la clémentine de Berkane, le safran de Taliouine, la truffe de l’Oriental sera bientôt labellisée. La direction régionale de l’agriculture de l’Oriental vient de lancer un appel d’offres pour la sélection d’un cabinet conseil, qui sera chargé de l’accompagner dans ce processus.
    L’objectif de l’étude, qui sera lancée en octobre, est de sensibiliser les différents collecteurs sur l’intérêt de la truffe et de la mise en place d’un signe distinctif. Le but est d’aboutir à la constitution d’un groupement demandeur. Par conséquent, les collecteurs sont appelés à se regrouper soit en association, soit en coopérative. L’émergence d’un groupement demandeur est une phase incontournable dans le processus de labellisation. Elle sera suivie par l’élaboration d’un cahier des charges conformément aux exigences de la loi 25-06 relative aux signes distinctifs d’origine et de qualité (SDOQ) des produits agricoles et des denrées alimentaires. Le livrable devra porter sur des éléments tels que le nom du produit portant la mention de l’indication géographique ou l’appellation d’origine souhaitée. Le cahier des charges comportera d’autres éléments tels que la délimitation géographique, les éléments prouvant l’origine du produit, sa description, la référence des organismes de certification. D’autres éléments sont prévus tels que les moyens de contrôle de l’origine de la truffe, le respect des conditions de certification.
    Outre l’élaboration du cahier des charges relatif à la labellisation, le cabinet conseil devra assister le groupement d’intérêt qui sera constitué dans l’introduction de la demande de certification auprès du ministère de l’Agriculture. Il est également question de l’appuyer, le cas échéant, dans la formulation des réponses aux questions et demandes d’éclaircissement soulevées par la commission nationale des Sdoq.
    Il existe deux types de truffes: la noire et la blanche. C’est la seconde qui est concernée par le processus. Un légume qui fait partie de la famille des champignons. L’assistance technique s’attachera d’abord à identifier les différents intervenants de la filière. Pour l’heure, la truffe n’est pas encore domestiquée. Se développant de manière spontanée, elle nécessite une nature du sol particulière, des conditions climatiques spécifiques et la présence de plantes-hôtes en forte densité. La truffe se développe dans des sols sableux, aérés pour permettre la circulation des éléments minéraux. La production des truffes est conditionnée par une bonne pluviométrie. Dans la région de l’Oriental, l’on parle de «Chella».
    La truffe se développe essentiellement dans les parcours au niveau de trois régions: la forêt de chênes-lièges de la Maâmora, Tafilalet, et notamment dans les régions de Béni Mathar, Tandrara, Bouaarfa, Erfoud, Figuig, Rissani... La truffe se développe également dans la région de Had Hrata, une forêt de chênes verts, située à l’est de la ville de Safi. De fait, elle est essentiellement collectée par les bergers de manière individuelle, généralement en hiver et au printemps. Si les producteurs de truffes européens ont souvent recours au chien truffier, au Maroc, la récolte se fait «à la marque». La truffe est localisée grâce à une protubérance sur le sol, fendillé en surface, au pied d’une plante-hôte.
    La truffe est un tubercule délicat. En effet, elle se conserve difficilement. De plus, en cas de précipitations excessives ou mal réparties, son cycle biologique peut être perturbé.
    Le prix de la truffe auprès des collecteurs varie entre 50 et 60 DH. Elle atteint ensuite 150 à 200 DH chez les revendeurs dans la région de l’Oriental.
    La labellisation de la truffe de l’Oriental s’inscrit dans le cadre du pilier II du plan Maroc Vert, visant le développement d’une agriculture solidaire et sociale, essentiellement dans les zones montagneuses, les oasis et les zones semi-arides. L’objectif est de permettre à ces régions de trouver un nouveau positionnement susceptible de créer de la richesse et de la valeur.

    Produits labellisés

    Plusieurs produits ont déjà obtenu la reconnaissance des Sdoq tels que l’huile d’argane, la clémentine de Berkane, les dattes majhoul de Tafilalet. Plusieurs produits sont déjà reconnus comme appellation d’origine contrôlée tels que l’huile d’olive de Tyout-Chiadma, le safran de Taliouine… D’autres produits du terroir sont en cours de labellisation. Il s’agit de la viande du chevreau de l’arganier, l’agneau de Beni Guil, la grenade Sefri Ouled Abdellah, les figues de Barbarie d’Aït Baâmrane ou encore le fromage de chèvre de Chaouen.

    Hassan EL ARIF

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