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    Economie

    Politique de change
    Comment desserrer le carcan

    Par L'Economiste | Edition N°:3602 Le 24/08/2011 | Partager
    Le Maroc encore une fois interpellé sur la flexibilité
    Le taux évolue invariablement à la conjoncture
    La supervision du risque de change demeure maîtrisée

    Source: BAM
    La monnaie unique perd du terrain face au dollar. Cependant, le répit n’a été que de courte durée et un nouveau vent de panique se remet à souffler sur les marchés financiers qui craignent un retour à la récession

    Le marché des changes marocain reste un marché fermé. Il est animé essentiellement par les opérations interbancaires. Ainsi, «le taux de change évolue librement et invariablement de tout facteur objectif. Autrement dit, ni le déficit de la balance de paiement ni celui commercial ou encore la situation économique n’influencent les fluctuations de notre taux de change», commente Mohammed Benjelloun, ex-DG de l’Office des changes. Le régime de change au Maroc continue d’évoluer en fonction d’un panier de devises. L’euro accapare 80% de ce panier, suivi du dollar avec mois de 20% puis viennent le sterling anglais et le yen japonais. Les fluctuations du taux de change ne sont donc pas aussi marquées que si la monnaie était liée directement à l’euro ou au dollar. Autrement elles auraient été d’une plus grande amplitude. Toujours est-il que le dirham a marqué, en juillet, une appréciation mensuelle de 0,13% en moyenne par rapport à l’euro. En revanche, il s’est déprécié de 0,65% à l’égard du dollar et de 2,02% face au yen japonais.
    Face à la conjoncture internationale actuelle, le Maroc devrait incessamment revoir sa politique de change vers encore plus de souplesse. Cette réalité n’échappe d’ailleurs pas aux conclusions préliminaires des consultations du FMI qui vient d’achever sa mission au Maroc: «Une flexibilité accrue du régime de politique monétaire et de change donnera au Maroc plus de marges de manœuvre à gérer sa politique économique». Cependant, le régime de change, basé sur le rattachement du dirham à un panier de devises, a bien servi le pays. En effet, «la supervision bancaire pour la maîtrise du risque s’avère efficace, chose qui limite les expositions en devises».
    Par ailleurs, les marchés interbancaires en monnaie locale et devises devraient être plus actifs. L’objectif étant d’assurer l’adaptation du cadre opérationnel de la politique de change pour des interventions actives de BAM sur le marché des changes. A fin juin, le volume moyen des opérations de devises contre dirhams, au niveau du compartiment interbancaire, s’élève à 11,1 milliards de DH, en hausse de 3,6% en glissement annuel.
    Dans de moindres proportions, le volume moyen des ventes de devises par la banque centrale aux banques continue son ascension, passant de près de 2,4 milliards à 4,7 milliards de DH. La mission du FMI considère qu’à court terme, «le développement du marché des changes serait aidé par l’élargissement du «spread» de la banque centrale de 0,6% à au moins 2% (la norme du FMI pour les régimes de change fixes conventionnels)». Une démarche afin d’encourager le développement des transactions de change interbancaires.

    R. B.

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