×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Finances publiques
    Le casse tête des dépenses

    Par L'Economiste | Edition N°:3602 Le 24/08/2011 | Partager
    Déficit budgétaire: Pas moins de 13,5 milliards au premier semestre
    Les dépenses et les recettes ordinaires en hausse
    Le ministre estime toujours contenir le déficit en dessous de 5%

    Difficile de maintenir les prévisions en termes de déficit pour 2011. Il sera contenu à moins de 5% selon le ministre des Finances. Les économistes et même le FMI sont moins optimistes et prévoient un déficit supérieur à 5%

    LE département des finances voulait être jugé sur sa gestion des comptes publics sur la base des chiffres de juin.
    A cette échéance, le déficit budgétaire est donc ressorti à 13,5 milliards de DH. Pour Salaheddine Mezouar, ministre des Finances, «le déficit sera contenu à moins de 5%», dans un entretien accordé à L’Economiste (cf. www.leconomiste.com du 19 août). Certains économistes et même le FMI sont moins optimistes sur le sujet. Dans sa dernière évaluation sur le Maroc, l’institution internationale prévoit un déficit budgétaire compris entre 5,5 et 6% en 2011. De toute évidence, l’omission du paragraphe dédié au solde budgétaire dans le rapport de la direction des études et des prévisions financières (DEPF) témoigne de la sensibilité du sujet. La DEPF s’étale très peu sur les dépenses de l’Etat. L’on retiendra simplement que les dépenses ordinaires ont augmenté de 10,5% en glissement annuel, ce qui selon nos calculs, totaliseraient 96 milliards de DH.
    Le poste dépenses des comptes du Trésor a été alourdi, sans grande surprise, par la charge de compensation. Elle devrait atteindre 45 milliards de DH pour toute l’année, soit un peu plus que les recettes collectées en 2010 au titre de la TIC, des droits d’enregistrement et timbres et des droits de douane. Hormis la charge de compensation, les dépenses ordinaires afficheraient une baisse de 4%, indiquent la DEPF. En revanche, la baisse de 14,7% des dépenses d’investissements à 21,8 milliards reste un point noir.
    Les charges supplémentaires au titre de 2010, soit 31 milliards de DH, dont 26 milliards de DH pour la seule charge de compensation auront eu raison de la volonté affichée jusque là de ne pas freiner les investissements. Au terme de la première moitié de l’année, les dépenses d’investissement ont été exécutées à hauteur de 45,3%.
    Côté recettes, la collecte a atteint 98,3 milliards de DH au premier semestre en progression de 10% sur un an. Les recettes fiscales ont totalisé 84 milliards de DH en croissance de 6,1%.
    Une performance soutenue par la hausse de 15,3% des rentrées d’IS et de 8,2% des revenus de la TVA. Pour arriver à équilibrer les comptes, les autorités pourraient s’attaquer aux niches fiscales. Sachant que les recettes privatisation, à l’avenir, ne devraient plus servir de bouche trou. C’est du moins ce qu’espère le département des Finances.
    L’encaissement de 5,3 milliards de DH suite à la cession de 20% de la BCP aux Banques populaires régionales a quelque peu soulagé les comptes du Trésor. En effet, les recettes non fiscales ont bondi de 47,4% à 13,1 milliards de DH. Hormis l’opération sur la BCP, elles ressortiraient en baisse de 12,3%.

    F. Fa

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc