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    Gestion du stationnement
    Marrakech: Entre gardiens et horodateurs

    Par L'Economiste | Edition N°:3597 Le 17/08/2011 | Partager
    Les mêmes zones louées deux fois
    L’usager doublement taxé

    Curieux. A côté des parcmètres et des rues dotées d’horodateurs, des gardiens de voitures. Que font-ils dans des rues où le stationnement est censé être géré par le système des horodateurs? L’usager ne sait plus à quel saint se vouer à Marrakech. Payer à l’avance son ticket de stationnement ou payer a posteriori ces gardiens. L’arrivée d’un système d’horodateurs était justement censée mettre fin aux cacophonies des locations et des sous-locations d’aires de stationnement accordées par les élus.
    Depuis un an, en effet, c’est Avilmar, société mixte créée en association entre la mairie et la CDG, qui est en charge de la réorganisation du stationnement à Marrakech. Autre objectif : une gestion plus fluide capable de générer une redevance fixe annuelle à la ville de 10,1 millions de DH. Partenaire et actionnaire dans cette entreprise, le conseil de la ville devait donc mettre un terme aux contrats de location qui le liaient à des locataires d’aires de stationnement. Et pour éviter des problèmes sociaux, la nouvelle société s’est même engagée à intégrer les gardiens de parking parmi son personnel.
    Mais, depuis juin, le conseil de la ville a loué les mêmes aires -confiées à Avilmar- à des particuliers. Ces derniers ne devraient les exploiter qu’à partir de 23 heures. Au Gueliz, les gardiens de parking travaillant pour le compte des locataires de nuit s’installent dès le début de l’après-midi, laissant les usagers dans la déroute. Même quiproquo dans la médina. Exemple: le site Ibn Banna a été équipé récemment d’horodateurs alors qu’un privé dispose d’une autorisation d’exploitation délivrée par la commune. Pour régler le conflit, l’arrondissement a suggéré de scinder ce site en deux parties sans pour autant délimiter les espaces. Suggestion que le gestionnaire du stationnement, Avilmar, a refusée.
    Sur le terrain, les relations entre les élus et le gestionnaire du stationnement ne sont plus au beau fixe. Les élus reprochent au gestionnaire une absence de signalisation, un sous-équipement et un travail en dehors des heures fixées par le cahier des charges. Une commission de contrôle a constaté ainsi plusieurs infractions avec une double location de certaines aires de stationnement. La commission se base sur des témoignages de gardiens qui auraient affirmé avoir obtenu des autorisations de location auprès d’Avilmar. «La société ne peut délivrer ce genre d’autorisations. Son cahier des charges ne le lui permet pas», se défend son directeur, Soroure Tamouro. Du coup, le conseil de la ville a décidé de revoir le contrat de gestion. En attendant, il a été décidé de procéder à des locations nocturnes des mêmes sites. Et c’est l’usager qui subit directement les effets de cette mésentente.

    80 DH pour une place

    Derrière les remparts, le problème de stationnement est devenu un calvaire. D’anciens garages ont été transformés en parking à des prix qui peuvent atteindre 80 DH la place. Les témoignages d’automobilistes notamment des touristes qui se sont fait piéger par des gardiens arrogants sont récurrents sur le Net.

     

    Badra BRRISSOULE

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