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    Focus

    Gestion du stationnement
    Rabat cherche une alternative au sabot

    Par L'Economiste | Edition N°:3597 Le 17/08/2011 | Partager
    Le système de verbalisation manque d’efficacité
    Cela se traduit négativement sur les recettes de Rabat Parking

    «L’affaire du sabot» a défrayé la chronique pendant plus de deux ans à Rabat (www.leconomiste.com). Dans son litige avec un citoyen, la société en charge des parkings avait perdu son procès. Un automobiliste avait contesté la légalité du sabot. C’est ce qui a poussé les autorités compétentes à chercher une alternative au fameux sabot

    LES élus de Rabat ont été très sensibles aux problèmes qui se posent dans la gestion du stationnement concédée à la société Rabat Parking. Ils ont même été jusqu’à mettre fin au «sabot». Mais y trouver une alternative semble une tâche très difficile. Le traitement de ce dossier traîne encore à la mairie de Rabat.
    Cette situation s’est traduite par une baisse significative des recettes de la société Rabat Parking depuis la suppression du sabot en avril dernier. On avance déjà la perte partielle des produits du sabot qui représentaient près de 15% des recettes globales. En l’absence d’une contrainte efficace, un grand nombre d’usagers se permettent de stationner leur véhicule sans passer à l’horodateur pour récupérer leur ticket. Les PV établis par la police administrative n’arrivent pas à dissuader les contrevenants du fait que la majorité d’entre eux refuse de s’acquitter du montant de la pénalité verbalisée. Toutefois, on enregistre ces dernières semaines une légère reprise au niveau des recettes, mais cela reste très insuffisant, selon un élu. Il faut rappeler que la décision de suppression du sabot a été prise après le départ des actionnaires espagnols et le changement effectué au niveau du tour de table de la société. Ainsi, la majorité du capital de cette dernière, soit 51%, est détenue actuellement par la ville, alors que le reste revient à la Compagnie générale des parkings (CG Park), filiale de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG-Développement). Suite à ce changement, il a été décidé de transformer le statut juridique de Rabat Parking d’une société d’économie mixte en une Société de développement local (SDL). Pour ce faire, le conseil de la ville a adopté les documents juridiques nécessaires notamment le statut et le cahier des charges. Dans ce dernier, on prévoit la mise en place d’un système de verbalisation à la place du sabot. Le montant de l’amende va être réduit à 30 DH (contre 40 DH auparavant). Un PV sera donc dressé par les agents de la police administrative de la commune. Mais en cas de récidive et sans l’acquittement des 30 DH objet du premier PV, la police procèdera à l’enlèvement de la voiture et à sa mise dans une fourrière de relais située proche de la zone. Pour récupérer sa voiture, le contrevenant doit alors régler 60 DH pour les deux amendes. A cela s’ajoutent 120 DH de frais d’acheminement du véhicule, 20 DH par jour pour la fourrière et 300 DH comme pénalité d’infraction au code de la route, selon notre élu. Le statut et le cahier des charges ont été adressés au ministère de l’Intérieur pour approbation. Après examen, le dossier a été retourné à la ville avec un certain nombre d’amendements. Mais on constate que les élus ne sont pas très chauds pour boucler ce dossier rapidement. Preuve: la discussion du point relatif à l’approbation des amendements du ministère de l’Intérieur a été reportée à deux reprises par le conseil de la ville
    Comme explication, on avance que plusieurs élus affichent maintenant leur refus à l’application du système de remorquage des véhicules des contrevenants prévu dans le projet du cahier des charges déjà approuvé en octobre dernier par la majorité des élus. L’absence d’une alternative au sabot va certainement tarder l’approbation des amendements du ministère de tutelle et par conséquence la transformation juridique de Rabat Parking pour lui permettre de jouer son rôle dans l’organisation du stationnement au niveau de la capitale.

    Parkings

    LE système des horodateurs géré par Rabat Parking concerne seulement les quartiers de l’arrondissement de Hassan. Il s’agit d’un parc de 2.928 places dont 2.098 gérées par horodateurs. On envisage d’étendre ce système à d’autres zones comme Agdal et Hay Ryad. Par ailleurs, CG Park assure la gestion de deux grands parkings souterrains au niveau de la capitale. Le premier, d’une capacité de 615 places, est situé à Hay Ryad. Le taux d’occupation de cette infrastructure est de près de 45%. Le second ouvrage se trouve à Hassan avec une capacité de 285 places dont la majorité est occupée par des abonnés. Les tarifs varient selon les lieux de stationnement. Ainsi, pour les parkings souterrains de Hay Ryad et Hassan, on applique les tarifs horaires respectifs de 3 et 5 DH. Pour les zones à horodateurs, le tarif est de 2 DH pour 40 mn.

    Noureddine EL AISSI

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