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    Europe

    La crise continentale se précise

    Par L'Economiste | Edition N°:3594 Le 12/08/2011 | Partager
    Le système bancaire en péril
    La France, géant au talon d’Achille ?

    Au lendemain d’une accalmie, l’Europe a de nouveau plongé à cause d’une chute des valeurs bancaires

    C’est le yo-yo. Le rebond mi-figue, mi raisin des marchés d’actions européens semblait possible hier après la saignée boursière de mercredi. Une journée noire affectée par d’incroyables rumeurs sur la dégradation de la note de la France, par l’agence de notation Fitch, et les fortes expositions de la Société Générale. Le titre de la banque française a ouvert jeudi sur un bond de 8,9% à 24,16 euros, alors qu’il avait été brièvement suspendu à l’ouverture, après s’être écroulé la veille de 22% dans la journée, et de finir à -14,74% à la clôture...
    Les autres places européennes suivaient la même tendance haussière : Madrid prenait plus de 3% à l’ouverture, Francfort 2,81%, Milan 2,79% et Londres plus de 2%. La Banque centrale européenne (BCE) serait de nouveau intervenue sur le marché des obligations européennes en rachetant des obligations italiennes et espagnoles. Ces achats massifs, dont les montants ne seront peut-être jamais connus avec exactitude, permettent de ramener le calme sur le marché obligataire. Seul bémol, il s’agit pour l’heure d’un simple rebond technique après la dégringolade des marchés cette semaine. Du jamais vu depuis décembre 2008. Les économies européennes frémissent pendant quelques heures, puis dégringolent. Les banques commencent à faire particulièrement les frais de cette chute libre, l’Europe entière est touchée. La première banque allemande, Deutsche Bank, a perdu 7,42% en quelques jours. Quant à Commerzbank, elle a baissé de 8,05%. En Angleterre, Barclays a lâché 8,70%, Standard Chartered 7,52% et HSBC 5,28%. Même constat pour les PIGS (Portugal, Irlande, Grèce et Espagne) frappés plus profondément par la crise, ils enregistrent de lourdes pertes. En Espagne notamment la première banque du pays, Santander, a chuté de 8,33%, presque autant que son principal concurrent BBVA qui a perdu 7,83. Les grandes banques italiennes ne sont pas en reste: Sanpaolo a dévissé de 13,72%, tandis que Banca MPS a reculé de 9,78%. Et alors que l’ensemble du secteur bancaire européen a pâti, les cours des banques françaises se sont écroulés dans des proportions supérieures à la majorité. Le Crédit agricole a baissé de 11,8%. Et malgré les démentis formels sur la possible baisse de la note française, les marchés continuent leur chute implacable. La raison n’est pas une rumeur cette fois-ci : Il apparaît de plus en plus que l’écart se creuse entre le prix de la dette allemande et celui de la dette française. Par ricochet cela entraine une baisse de la valeur des banques qui portent des titres d’Etat. Aujourd’hui toutes les banques ont décroché en Europe. Ainsi tout le système financier européen se trouve fragilisé, la crise de l’euro ne fait que commencer.

    Karim SERRAJ

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