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    Europe

    Crise grecque: Risques de contagion?

    Par L'Economiste | Edition N°:3587 Le 03/08/2011 | Partager
    Les taux espagnol et italien sont au plus haut depuis la création de l’euro
    Un seuil jugé critique par les opérateurs de marché

    Si la crise des dettes publiques de la zone euro était transmise des petits pays (Grèce, Irlande, Portugal) aux grands pays en difficulté avec leurs finances publiques (Espagne, Italie), les conséquences seraient catastrophiques.

    LA crise grecque peut gagner l’Italie et l’Espagne. Ces deux pays ont vu hier mardi leur taux à 10 ans battre des records. Le rendement des obligations espagnoles s’établit à 6,29%, celui des obligations italiennes à 6,13%, soit au-dessus du seuil de 6% jugé critique par les opérateurs de marché. Les tensions sont aussi sensibles sur les «CDS» (credit default swaps), qui mesurent le risque de crédit associé aux Etats. Celui de l’Italie se tend de 24 points de base, à 355 points, et celui de l’Espagne de 32 points, à 418 points.
    Les deux pays sont dans une situation dangereuse, qui commence à rappeler celle de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal, qui ont dû faire appel à l’aide de leurs partenaires et du FMI, faute de pouvoir continuer de se financer sur les marchés. Que peuvent faire les européens pour éviter la contagion? «D’abord ne rien faire dans le traitement de la crise grecque qui puisse conduire les investisseurs à arrêter de prêter aux autres pays», indique Patrick Artus, l’Economiste chez Natixis. Puis demander à la BCE d’intervenir sur les marchés pour réduire les taux d’intérêt de ces pays à des niveaux raisonnables. L’analyste propose aussi d’aider ces pays à retrouver de la croissance (avant que les réformes structurelles aient pu avoir un effet, ce qui prend beaucoup de temps) et utiliser des fonds structurels européens notamment de la BEI.
    Le problème est que l’Italie, plus gros émetteur de la zone euro, ne peut pas être pris en charge par le Fonds de stabilité européen (FESF). Le financement de l’Espagne épuiserait les capacités du fonds, qui doivent être augmentées à 440 milliards d’euros.
    Le principe d’intervention sur le marché secondaire a été accepté pour éviter d’en arriver là. Mais les opérateurs de marché se demandent quand le Fonds aura-t-il le droit d’acheter de la dette sur le marché pour calmer les tensions. A ce stade, seule la Banque centrale européenne (BCE) peut agir. Or celle-ci s’abstient d’intervenir depuis déjà 18 semaines. Le phénomène de contagion pèse aussi sur les places boursières. Le marché parisien affiche ainsi sa septième séance de baisse. L’euro, de son côté, affiche un repli de 0,24%, à 1,4204 dollar.

    Fatim-Zahra TOHRY

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