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    Régions

    Marrakech/Parc industriel
    Le patronat promeut un projet à Tamansourt

    Par L'Economiste | Edition N°:3561 Le 28/06/2011 | Partager
    30 hectares pour des activités non polluantes
    Un modèle économique viable

    S’il se concrétise, ce parc industriel peut donner un sérieux coup de pouce à la ville satellite de Tamansourt dont les habitants sont encore peu nombreux

    LE tissu économique de Marrakech se prend en charge. Il se lance dans la création d’un parc industriel de nouveau type dans la ville satellite de Tamansourt (14 km de Marrakech). A l’instar de ce qui s’est fait à Bouskoura par exemple, l’activité industrielle ne doit pas menacer l’environnement, et se doit d’être génératrice d’emplois. C’est l’Union régionale de la CGEM-Tensift qui porte le projet. «Marrakech n’a pas été intégrée dans le programme Emergence en raisons de rapports faisant état de disponibilité du foncier et d’absence d’industries, ce qui est totalement erroné», estime Youssef Mouhy, président de l’Union locale de la CGEM. «Il existe aujourd’hui une forte demande d’industriels souhaitant s’installer à Marrakech avec des projets de taille moyenne et dont l’activité n’est pas polluante», insiste-t-il.
    Rappelons que lors de l’escale CGEM-Marrakech, organise en janvier dernier, le patronat a mis en évidence les possibilités de la région pour accueillir une cité solaire capable de sortir la région d’une économie mono-produit de Marrakech et en faire une référence mondiale en technologies et applications solaires. En attendant des investisseurs dans ce secteur, le patronat de Marrakech souhaite préparer d’ores et déjà le terrain. Et cela commence par le foncier pour un parc industriel intégré. Ainsi, la zone pensée par la CGEM sera dédiée à la thématique de l’art de vivre (ameublement, décoration) et également aux technologies solaires. Le parc est, selon Youssef Mouhy, en phase finale d’identification du modèle économique.
    Il s’agira probablement de la création d’une société qui sera chargée de la construction des équipements, de l’exploitation, de la gestion et de la commercialisation. Le projet sera fin prêt et opérationnel dès 2012, promet-on. Le nouveau parc devrait accueillir une centaine d’entreprises. La création de 5.000 à 6.000 emplois directs est attendue. Il permettra également la production d’un flux financier important en faveur de la commune de Harbil, qui sera généré par les taxes payées par les industriels et les dividendes perçus. Le choix d’un modèle de zone industrielle intégrée permettra aux entrepreneurs de retrouver des services mutualisés. Ainsi, il leur sera possible soit d’acquérir les lots ou opter pour des locations longues durées avec des lots prêts à l’emploi. L’avantage de ce système, c’est qu’il permet aux investisseurs de conserver leurs moyens de financement pour d’autres dépenses plus productives, au lieu de les investir dans le foncier. Des études ont été réalisées afin de déterminer la tarification qui sera appliquée. En revanche, un cahier des charges en cours de préparation va imposer aux nouveaux propriétaires un démarrage durant les 8 mois qui suivent l’acquisition. Et ce pour éviter toute spéculation. Quand on sait ce qu’est advenu de la zone industrielle de Sidi Ghanem ou encore celle de Sidi Bouatmane (30 km de Marrakech).

    De notre correspondante,
    Badra BERRISSOULE

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