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Territoires palestiniens: Les groupes armés font la loi

Par L'Economiste | Edition N°:1814 Le 19/07/2004 | Partager

. La démission d’Ahmed Qoreï est rejetéeFace au grand désordre qui règne dans les Territoires palestiniens, Yasser Arafat tente une réforme des services de sécurité. Cette décision intervient au lendemain de la série d’enlèvements du vendredi dans la bande de Gaza. Selon des observateurs, cette réforme n’est pas non plus de nature à détendre les rapports entre le président de l’Autorité palestinienne et son Premier ministre Ahmed Qoreï qui avait présenté sa démission samedi dernier. L’essentiel de la réforme retenue vise la simplification de l’appareil de sécurité palestinien, ramenant de 8 à 3 le nombre des services. Cette décision, qui survient au lendemain d’une série d’enlèvements sans précédents, répond à une ancienne demande de la communauté internationale. Le général Chazi Jabali, chef de la police palestinienne, a été retenu pendant 4 heures par des hommes armés qui l’accusaient de corruption. Au lendemain de sa libération, il a aussitôt été limogé pour être remplacé par le neveu de Yasser Arafat, Moussa Arafat, à la tête de la Sécurité générale. Une nomination aussitôt contestée par les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, groupe armé lié au Fatah, mouvement proche de Yasser Arafat. Moussa Arafat est lui aussi qualifié “de symbole de corruption”. En définitive, les 3 nouveaux chefs des services de sécurité sont tous proches du président palestinien. Ce qui n’est pas de nature à apaiser Ahmed Qoreï. Les responsables politiques de tout bord ont d’ailleurs exprimé leur scepticisme sur les retombées de cette réforme qui, selon eux, ne répond à aucun des véritables enjeux. Pour le ministre des Collectivités locales, Jamal Chouibaki, le Premier ministre devrait finir par jeter l’éponge, même si Arafat refuse de le laisser partir. Son prédécesseur, Mahmoud Abbas, avait quitté ses fonctions à la suite d’un long bras de fer avec le président palestinien pour réduire sa mainmise sur les services de sécurité.En attendant, les groupes armés renforcent leur emprise sur les territoires en détériorant les conditions de vie des 200.000 administrés et réduisant les chances de l’établissement d’un Etat palestinien. La feuille de route issue du dernier plan de paix international prévoit en effet la création d’une Palestine indépendante d’ici 2005. Mais elle exige au préalable le démantèlement de tous les groupes armés par l’Autorité palestinienne.(AFP)

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