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Affaires

Tanger: Ramadan, la contrebande explose

Par L'Economiste | Edition N°:1887 Le 01/11/2004 | Partager

. Les marchés inondés en produits . L’alimentaire compense l’électroménagerJus, boissons gazeuses, fromages, lait et yaourts garnissent avec outrance le marché de Casabarata à Tanger et aussi ceux de Tétouan. La particularité de ces produits, c’est qu’ils sont des produits de contrebande. Au cours du mois de Ramadan, l’engouement pour les produits de contrebande est très important. Le produit-phare est sans conteste le jus sous toutes ses formes et arômes, de pomme, orange, mais aussi abricot. La demande est telle que les stocks sont constitués des semaines avant l’avènement du mois sacré. A l’image de la chebbakia, les magasins se recyclent dans la vente des produits de contrebande. C’est que la marge bénéficiaire est bien plus importante. Selon un commerçant de la place travaillant dans le gros, l’alimentaire permet de dégager des marges allant jusqu’à 30% chez le détaillant. Envahissant la niche des boissons, des produits d’origine autre que celle espagnole commencent à pointer du nez. Ainsi, on peut trouver même des jus de mangue embouteillés aux Emirats Arabes Unis, des yaourts de France ou du fromage à tartiner venant d’Algérie. Les réseaux sont denses et sont tissés selon les opportunités d’affaires par de gros commerçants installés dans des entrepôts à la lisière de la frontière avec Sebta. L’alimentaire permet aussi de compenser les pertes enregistrées en électroménager. L’ouverture progressive des frontières pour ce type de produits, autrefois fer de lance de la contrebande locale, a considérablement fait baisser les ventes. Aujourd’hui, il n’est pas rare de voir les marchés pulluler de produits issus du commerce légal et l’on ne s’étonne plus de se voir offrir une garantie du fabricant. Des circuits de produits de deuxième choix se sont même installés, offrant des produits qui n’ont pas passé les tests ou présentant de légers défauts esthétiques. L’offre est telle, qu’actuellement, acheter local est bien moins cher qu’avant.


Sebta se prépare à l’ouverture des frontières

De l’imagination. C’est ce que des experts ont demandé aux commerçants espagnols de l’enclave occupée de Sebta. C’était lors de cours de formation dédiés aux commerçants de la frontière de Sebta et qui ont été clôturés récemment. L’objectif est de trouver des solutions de rechange au commerce de pacotille qui s’exerce à travers la frontière. En effet, avec l’ouverture des frontières entre le Maroc et l’Union européenne, prévue pour 2010, le commerce transfrontalier risque bien de se trouver vidé de sa propre essence. A ceci s’ajoute la future mise en place d’une zone franche commerciale à Fnideq. La clientèle sera à même d’aller chercher des produits directement dans les marchés où s’approvisionnaient les grossistes de la frontière de Sebta. L’idée est de trouver de nouveaux débouchés ou de se recycler dans d’autres activités. Les grands entrepôts de la zone limitrophe avec la frontière de Sebta ont alimenté depuis des années le commerce des porteurs. Aujourd’hui encore, ils sont 30.000 à traverser cinq jours par semaine la frontière pour aller chercher des marchandises qui seront vendues sur le sol marocain. A raison de 10.000 DH de chiffre d’affaires chacun (certains dépassent de loin cette moyenne), cela donne 300 millions de DH qui échappent à tout contrôle. De notre correspondant, Ali ABJIOU

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