×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Des pistes pour vendre en Afrique de l’Ouest

Par L'Economiste | Edition N°:1887 Le 01/11/2004 | Partager

. Des accords commerciaux en cours de négociation . Transport, logistique, tarifs de fret, cadre juridique… les freins à surmonter «Le développement des exportations vers les pays de l’Afrique de l’Ouest devrait permettre une diversification des débouchés», a tenu à préciser Mustapha Mechahouri, ministre du Commerce extérieur, en ouverture d’une conférence, le 27 octobre, sur «le commerce et le transport entre le Maroc et les pays d’Afrique de l’Ouest». L’événement était organisé par l’Association marocaine des exportateurs (Asmex). La rencontre a enregistré la présence de transporteurs aériens et maritimes venus promouvoir leur offre. Le ministre a mis l’accent sur les réunions des hautes commissions mixtes qui sont une instance privilégiée de renforcement et dynamisation de la coopération économique. Comme il souligne les efforts fournis pour activer l’adoption de l’Accord commercial et d’investissement entre le Maroc et l’Union économique et monétaire ouest- africaine, qui devrait permettre l’abaissement des droits de douane et des taxes de moitié sur les exportations nationales vers ces pays. De même que des conventions commerciales et tarifaires ont été conclues avec la Guinée et le Tchad prévoyant un traitement tarifaire préférentiel, sous forme d’exonération des droits de douane pour différents produits. D’autres négociations sont en cours pour renforcer les échanges avec les pays africains, portant sur un accord de libre-échange avec le Gabon et la création d’une zone de libre-échange entre les membres de la Communauté des Etats sahélo-sahariens. Encore faible, la valeur globale des échanges entre le Maroc et les pays de l’Afrique subsaharienne a pourtant doublé entre 1997-2003, passant de 2,9 à 5,4 milliards de DH. Le ministre du Commerce extérieur précise que cette valeur ne représente que 4% du total des échanges extérieurs du Maroc. Selon lui, l’accélération des échanges passe par le développement des transports, l’accroissement des volumes et la conclusion de partenariats avec des opérateurs locaux.Les opérateurs du secteur transport assurent de leur part que les capacités de transport aériennes ou maritimes couvrent largement les besoins exprimés par les exportateurs. Les transporteurs trouvent d’énormes difficultés à équilibrer leur coût d’exploitation en raison de la faiblesse des échanges. Encore faut-il que les marchandises transportées arrivent à bon port. De nombreux exportateurs se plaignent de l’insécurité quand il s’agit de fournir des marchandises dans d’autres villes que les grandes capitales. Comme en témoigne cet exportateur: «Il faut à chaque fois qu’on demande les services coûteux d’équipes armées pour protéger les convois». Pour sa part, le président de l’Asmex, Abdellatif Belmadani, attribue la faiblesse des échanges au manque de moyens de transport et les tarifs élevés de fret, aux problèmes de logistique et d’organisation à l’export ainsi qu’à la déficience de la promotion commerciale. Les opérateurs sont en effet très sensibles à ces aspects, qui conditionnent généralement la réussite de leurs affaires. Belmadani préconise de revoir aussi la réglementation juridique, notamment les procédures de commerce extérieur. Bouchaïb EL YAFI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc