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Sebta: Huit gardes civils espagnols inculpés pour meurtre

Par L'Economiste | Edition N°:1871 Le 08/10/2004 | Partager

. Ils sont accusés de l’assassinat d’un porteur marocain et de non-assistance à personne en dangerC’était en avril dernier. Un groupe de porteurs marocains traverse la frontière qui entoure la ville de Sebta du côté de Oued Daouiat. Deux gardes civils les traquent et tirent plusieurs coups. Mohamed Zoubeir tombe par terre. Ses compagnons décrivant la scène jurent qu’il était encore en vie. Une fois du côté marocain, ils assistent à l’évacuation, à bord d’un véhicule, de leur camarade par les gardes civils. Quelques jours plus tard, le cadavre de Zoubeir est découvert dans un fossé le long de la frontière. Devant ces faits, la justice espagnole a décidé d’inculper un sergent, un caporal et six autres éléments de la garde civile espagnole. Pour le juge, ces derniers seraient responsables de l’assassinat et de non-assistance à personne en danger? C’est ce qui motive la commission rogatoire décidée à l’encontre de ces gardes. Une première étape pour savoir ce qui s’est passé lors de cette fatidique journée du 5 avril. Les gardes devront comparaître sous peu devant le tribunal. Interrogés par les juges, les éléments de la garde civile ont assuré avoir tiré des coups de sommation et d’intimidation. Une affirmation réfutée par un autre garde civil cité comme témoin et qui a assuré avoir entendu les gémissements de douleurs du porteur juste après les tirs. En plus, l’autopsie réalisée par les autorités marocaines a révélé que la balle qui a causé la mort de Zoubeir est du calibre 9 mm, le même que celui utilisé par les gardes civils espagnols. Mieux encore, les tirs d’intimidation n’ont pas été consignés dans le registre du jour, ce qui constitue une flagrante violation du règlement. Un autre élément est constitué par les caméras de surveillance du périmètre frontalier. Elles enregistrent 24 heures sur 24 tout ce qui se passe le long du périmètre frontalier. Ces caméras auraient justement capté le moment où les gardes civils se débarrassaient du corps inerte de la victime marocaine. Interrogés, les gardes civils ont assuré qu’il s’agissait d’un autre porteur qu’ils auraient raccompagné à la frontière, ce qui est tout aussi contraire au règlement, tout détenu devant être conduit au poste de garde avant d’être expulsé. Le procès qui devrait être lancé prochainement permettra de clarifier les faits. A rappeler que ce n’est pas le premier cas du genre. Déjà en octobre 2003, un autre porteur avait été atteint par une balle espagnole et avait rendu l’âme sur place.


Question d’effectifs

Certains observateurs espagnols font remarquer que cette situation serait due au stress dont souffrent les agents de la garde civile le long du périmètre. Manque d’effectifs, surcharge de travail et contraintes de sécurité renforcées, tels sont les ingrédients d’un cocktail qui ne manque pas d’exploser de temps à autre. Pourtant, la solution est simple, juste “renforcer les effectifs”, notent des représentants de la garde civile. De notre correspondant, Ali ABJIOU

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