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PO: Israël prépare l’après-Arafat

Par L'Economiste | Edition N°:1887 Le 01/11/2004 | Partager

. Le scénario de la reprise du dialogue est envisagé Difficile de succéder à Arafat. Abou Ammar, de son nom de guerre, est plus qu’un président de l’Autorité palestinienne, c’est un emblème pour son peuple et pour le monde arabe. Pour des experts du Proche-Orient, «la mort d’Arafat serait la chose la plus terrible qui pourrait arriver aux Palestiniens. Il est leur seul symbole national, et l’intérêt international pour la cause diminuerait sensiblement après lui». Et d’ajouter, une telle disparition pourrait provoquer la désagrégation de la société palestinienne à laquelle il sert de ciment. «Si une personnalité ne comble pas immédiatement le vide laissé, la situation dans le camp palestinien pourrait sombrer dans les violences et les règlements de comptes», estiment des experts. Pour d’autres, c’est le scénario contraire qui est envisagé: «le choc de la disparition d’Arafat sera tel qu’il pourrait unir les Palestiniens». De son côté, Israël travaille sur les scenarii de la disparition du leader. L’Etat hébreu se prépare déjà à l’après-Arafat. Le départ vendredi à Paris d’un Arafat malade et l’adoption par la Knesset du plan de retrait de la bande de Gaza pourraient contribuer à restaurer un dialogue israélo-palestinien aujourd’hui inexistant. Selon des politologues, la donne pourrait changer entre la Palestine et lsraël, voire son allié américain, qui considèrent Arafat comme un obstacle à la paix. Cette situation intervient peu avant les présidentielles américaines du 2 novembre dont le vainqueur devrait avoir à son tour à évaluer ses relations avec une nouvelle direction en Palestine. Pour l’heure, l’Etat hébreu étudierait une modification majeure du paysage politique palestinien, voire à un risque de chaos en Cisjordanie et dans la bande de Gaza en cas d’une éventuelle disparition du raïs. La détérioration de l’état de santé du président de l’Autorité palestinienne semble avoir suscité un sursaut d’intérêt côté israélien. «Israël n’a aucun problème pour dialoguer avec une nouvelle direction palestinienne», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Sylvan Shalom dont le gouvernement écarte tout dialogue avec Arafat. Dans ce puzzle, la France retrouve le rôle qu’elle a joué, en 1982, pour sauver la vie de Yasser Arafat, alors sous la menace des forces israéliennes à Beyrouth. Vendredi dernier, elle a accueilli à l’hôpital militaire de Percy, à Clamart, le président de l’Autorité palestinienne et en lequel elle voit toujours un élément incontournable d’une solution juste au Moyen-Orient. Selon un des médecins du chef palestinien, cité par l’AFP, l’anomalie sanguine dont il souffre est potentiellement mortelle. Une anomalie qui peut être provoquée, selon ce praticien, par «une infection d’origine virale, un cancer ou un empoisonnement sanguin». Pour sa part, Leïla Chahide, déléguée de l’Autorité palestinienne en France, estime que ce sont les conditions de vie qui sont imposées à Arafat à Ramallah où il est confiné depuis deux ans et demi dans son QG de la Mouqataa qui ont contribué à l’aggravation de son état de santé. Synthèse L’Economiste

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