×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Messagerie express
Une croissance à deux chiffres

Par L'Economiste | Edition N°:1666 Le 19/12/2003 | Partager

. Le marché est juteux et la concurrence se corse. L’activité n’est pas entièrement libéralisée, selon des opérateurs. Une association pour début 2004Le marché du courrier express affiche une bonne santé. Et le moral des professionnels, qui avancent des taux de croissance à deux chiffres (20% en 2002, selon FedEx), est au beau fixe. L’activité a donc encore de beaux jours devant elle, disent les opérateurs en se gardant de donner plus de détails. Seuls quelques-uns accepteront de lever le voile sur leurs chiffres. Les autres, invoquant diverses raisons (non autorisés par la maison mère, informations stratégiques ou non disponibles…) préfèreront s’en tenir à des généralités. Une attitude qui renseigne en tout cas sur l’âpreté de la concurrence qui règne désormais sur ce créneau. Normal, fait remarquer un opérateur qui a requis l’anonymat. Le marché est certes prometteur mais les parts du gâteau ne cessent de rapetisser. Aujourd’hui, le marché compte des enseignes comme DHL, UPS, FedEx et EMS-Chronopost. Il est tellement juteux que des entreprises de transport de marchandises s’y sont mises aussi. La bataille est donc lancée. Une guerre à coups de tarifs et de délais de livraison de plus en plus courts est déclarée au grand bonheur du consommateur. Mais des voix s’élèvent déjà pour dénoncer des pratiques déloyales. «L’arrivée de nouvelles enseignes a marqué l’entrée du marché du courrier express dans une ère de politique tarifaire contraignante», déplore Amal El Kadiri, directeur commercial à FedEx Maroc. Selon elle, «le bradage des prix s’est hissé en véritable culture». Avis que ne partagent pas d’autres opérateurs. C’est le cas notamment de DHL Maroc, première enseigne à avoir investi le marché marocain avant même sa libéralisation (loi 24/96 relative à la poste et aux télécommunications) et dont la confiance des responsables ne semble pas altérée par la concurrence. Pour Farida Bennani, directeur Développement et Marketing de DHL Maroc, même si cela signifie partager le gâteau, la multiplication des opérateurs favorise une émulation au sein de la profession. «La concurrence s’intensifie, mais, dans un marché grandissant en opportunités et en taille, elle ne peut être que bénéfique». La concurrence incite à l’amélioration de la qualité de service et à davantage de performance, ajoute Farida Bennani. Même son de cloche du côté de EMS-Chronopost. Hasnaâ Braikat, responsable service Clients et Communication, souligne toutefois que le marché du transport express reste petit pour des opérateurs qui sont géants.Le développement de l’activité incite la profession à vouloir mieux s’organiser. Les opérateurs veulent en effet accorder leurs violons et mieux défendre leurs intérêts. C’est en tout cas ce qu’affirment les responsables de deux géants. Ainsi, le projet de monter une association annoncé il y a plus de deux ans (www.leconomiste.com) semble sur la voie de la concrétisation, confient des professionnels. Des réunions préliminaires se succèdent entre directeurs. Et selon des sources concordantes, l’association verrait le jour au début de l’année prochaine. Outre la concurrence déloyale, des opérateurs estiment que le secteur n’est pas tout à fait libéralisé. Les entreprises versent toujours à Barid Al-Maghrib (BAM) une redevance de 25 DH pour chaque colis envoyé ou reçu, indique Amal El Kadiri. Cette redevance, qui n’est selon BAM que de 18 DH avec un forfait de 30% sur le montant de la redevance fixe, sert de compensation au service public assuré par la Poste (www.leconomiste.com). Elle lui permet de combler le déficit résultant de ses contraintes tarifaires et de faire face à l’obligation de desserte de toutes les zones géographiques non couvertes par les autres coursiers qui préfèrent s’installer dans les grandes villes.


Des géants mondiaux

Le groupe DHL, d’origine américaine, est aujourd’hui détenu à 100% par Deutsche Post. Le coursier dispose d’un réseau mondial de plus de 85.000 destinations desservant 228 pays et une flotte de plus de 250 avions. Son réseau s’appuie sur 36 hubs ou centres de tri internationaux (dont 11 en Europe), répartis sur les 5 continents. En moyenne, ce sont 4.900.000 colis qui sont traités quotidiennement à travers le réseau mondial de DHL. L’Américain FedEx dispose pour sa part d’une flotte de 650 avions et quelque 45.500 véhicules. Il transporte chaque jour, en porte-à-porte, plus de 3,3 millions de colis dans plus de 210 pays et emploie quelque 215.000 personnes. UPS, enseigne américaine aussi, possède quant à elle, 1.748 centres d’activité et un parc de 88.000 véhicules de livraison (fourgonnettes, camions et motocyclettes) qui lui permettent de desservir plus de 200 pays et territoires. Son volume quotidien de livraisons à l’échelle internationale est de 1,2 million de colis et de documents. Elle emploie 360.000 personnes dans le monde (dont 320.000 aux Etats-Unis). Quant au groupe Chronopost International, il a effectué, en 2002, 65 millions d’envois. La société emploie 4.500 personnes et possède une flotte de 3.300 véhicules. Khadija EL HASSANI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc