×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

International

Les fabricants de jouets en crise

Par L'Economiste | Edition N°:1903 Le 25/11/2004 | Partager

. La concurrence chinoise a porté un coup dur à ces industriels Boudée par les enfants au profit des jeux vidéo ou de la télévision, soumise à la pression croissante de la grande distribution ou des concurrents asiatiques, l’industrie traditionnelle du jouet souffre dans le monde à un mois de Noël. Le numéro un mondial des trains électriques, l’Allemand Maerklin, a annoncé le mois dernier qu’il allait supprimer près de 400 emplois en Allemagne, soit près d’un quart de ses effectifs. Profondément dans le rouge, il fait face à un effritement de ses ventes depuis plusieurs années. “Aujourd’hui, nous sommes vraiment menacés de disparition”, résume Paul Adams, le patron de ce fabricant de jouets haut de gamme, qui existe depuis plus de 140 ans. L’entreprise souffre également de la concurrence chinoise sur ce segment. Maerklin doit composer aujourd’hui avec des concurrents chinois plus petits et qui représentent déjà deux tiers de la production mondiale de trains électriques. Situation difficile également chez les poupées Zapf. Le groupe a averti en novembre qu’il ne pourrait pas atteindre son objectif annuel d’un chiffre d’affaires de 190 millions d’euros. Sur les neuf premiers mois, le bénéfice imposable s’est effondré de 40% par rapport à la même période de l’an dernier. Et certains poids lourds du secteur ne vont guère mieux, à l’image du Danois Lego, le quatrième fabricant mondial de jouets, qui va supprimer lui aussi 500 emplois. Le spécialiste des célèbres briques multicolores en plastique devrait essuyer cette année la quatrième perte de son histoire, la plus lourde aussi, entre 1,5 et 2 milliards de couronnes avant impôts (202 à 269 millions d’euros). “Il y a tout un faisceau de conditions qui ont rendu la situation difficile, en premier lieu l’évolution des mentalités”, explique Sean Mac Gowan, analyste reconnu du secteur chez la banque Gerard Klauer Mattison and Co. Facteur aggravant, la pression de la grande distribution a considérablement augmenté depuis le début des années 1980: “Ces vingt dernières années, l’Europe est passée d’une économie de petits magasins à des grandes surfaces spécialisées à prix cassés. Les fabricants ont dû relever le défi de la production à bas prix sans y être préparés”, note Sean Mac Gowan.Une situation qui a contribué à fragiliser une industrie déjà exposée à une très forte saisonnalité, puisque le secteur réalise la moitié de ses ventes pendant la période de Noël, ce qui ne laisse quasiment aucun droit à l’erreur. Ces conditions sont en revanche nettement plus favorables à la concurrence asiatique, plus flexible et beaucoup moins chère. Synthèse L’Economiste

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc