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Economie

Les examens et la fraude
«7 sur 35 ont réussi dans ma classe»

Par L'Economiste | Edition N°:1814 Le 19/07/2004 | Partager

. Dans l’attente des résultats de la deuxième session du bac.... Les élèves accusent le nouveau système17h45, le premier tableau des résultats est accroché à l’entrée du lycée, jeudi dernier. Le silence domine les lieux. Les quelque cinquante personnes présentes devant le lycée El Baroudi à Aïn Sebaâ à Casablanca, retiennent leur souffle. Un premier sursaut de joie jaillit du milieu de la foule. Une fille se jette dans les bras de sa mère et elles s’embrassent dans une longue étreinte. D’autres cris retentissent. Trois garçons sautent de joie. Un deuxième tableau est affiché, puis un troisième. C’est le dernier. “Seulement trente élèves ont réussi en deuxième session. C’est une catastrophe”, commente un homme, venu chercher le résultat de sa fille. Dans cet établissement de Aïn Sebaâ, dix candidats de la branche “lettres modernes”, dix autres de la section “anglaise”, neuf de la branche “sciences expérimentales” et un seul de “sciences maths” ont décroché leur examen, dont deux avec mention “assez bien”. Petit à petit, la joie cède la place à la déception. Aux cris de joie se substituent larmes et colère. Un jeune surgit de la foule, escalade le mur, arrache le tableau de résultats et le jette par terre. Il s’en va insultant enseignants, correcteurs et gouvernement. “Chaque année, un nouveau système, et voilà le résultat. Jamais, je ne remettrai les pieds dans un lycée”, crie un autre. “J’ai bien répondu, mais c’est la correction qui laisse à désirer”, ajoute-t-il, les larmes aux yeux.Des candidats arrivent seuls, ou par petits groupes. Les camarades leur annoncent les mauvais résultats: “Rien… walou… l’année prochaine”. Parfois, ils se contentent d’un petit geste de la tête. D’autres accourent et décortiquent les tableaux. Le sourire qui se dessinait sur leurs lèvres s’efface graduellement. Des filles fondent en larmes. “Seulement sept sur trente-cinq ont réussi dans ma classe, c’est un désastre”, s’insurge une fille au bord de la crise de nerfs. “Que sont devenus les pronostics présentés à la télé?” ajoute son ami.La joie et la bonne humeur qui régnaient sur la place avant l’affichage des résultats se sont évaporées. Larmes et tentatives de consolation. Triste tableau que celui de ces jeunes déçus et meurtris. Un couple arrive en moto. La femme descend et se précipite vers le tableau. Le visage blême, elle se tourne vers son compagnon, lui fait un signe négatif de la tête et remonte sur la moto”. D’autres prennent leur courage à deux mains et félicitent ceux qui ont réussi. “Laissez-moi partager la joie de ceux qui ont réussi, mes larmes je les garde pour la maison”, dit une fille.Mohamed AKISRA

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