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International

Les «5+5» discutent des clandestins et du terrorisme

Par L'Economiste | Edition N°:1901 Le 23/11/2004 | Partager

. Ils envisagent de développer des programmes de protection des réfugiés L’immigration clandestine vers l’Europe, à partir de l’Afrique, et les risques liés au terrorisme s’inscriront en toile de fond de la réunion des ministres des Affaires étrangères du groupe des “5+5”, qui se tiendra à partir d’aujourd’hui, 23 novembre, à Oran. Les chefs de la diplomatie française, espagnole, italienne, portugaise et maltaise, en première ligne contre les flux migratoires illégaux débarquant sur leurs côtes, examineront ces sujets avec leurs homologues maghrébins d’Algérie, de Libye, du Maroc, de Mauritanie et de Tunisie, pays servant de tête de pont à ce phénomène, puisant jusque dans les profondeurs de l’Afrique noire. La rencontre abordera, outre le thème de la sécurité et de la stabilité en Méditerranée occidentale, les relations économiques dans la région, l’intégration maghrébine, et la relance du processus de Barcelone, ayant jeté en 1995 les bases du partenariat euro-méditerranéen. Les dix pays membres du dialogue des “5+5” avaient déjà convenu précédemment que la coopération et le partenariat constituaient les moyens efficaces pour lutter contre l’immigration illégale, qui prend de plus en plus d’ampleur, jusqu’à devenir une des préoccupations majeures des Européens. L’inquiétude face au phénomène migratoire est “autant portée par les pays du sud que par les pays du nord”, avait alors estimé le ministre français de l’Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo. De leur côté, les Maghrébins ne cachent pas leur préoccupation de voir les dispositions draconiennes que se prépare à prendre l’Union européenne sur les visas se répercuter négativement sur la “libre circulation des personnes”. Les dirigeants de l’UE ont réaffirmé, le 5 novembre à Bruxelles, que leur priorité restait la lutte contre l’immigration illégale. Ils envisagent de développer des “programmes de protection des réfugiés” près des régions d’origine, pour aider les pays du Maghreb à contrôler leurs frontières et à renforcer leur capacité d’accueil de réfugiés d’Afrique subsaharienne. Lors de la réunion d’Oran, les dix ministres s’efforceront par ailleurs à ce que le dialogue des “5+5” ne tourne pas au “choc des civilisations” mais à “une alliance des civilisations”, comme l’a souhaité, en septembre dernier à l’ONU, le président du gouvernement espagnol Jose Luis Zapatero.


Anicroche

La volonté de l’UE de mettre en service, d’ici à 2007, la base européenne de données sur les visas (VIS), qui comprendront une empreinte digitale et une photo numérique, risque d’indisposer les Maghrébins, déjà outrés par la parcimonie avec laquelle les visas sont délivrés actuellement à leurs ressortissants.Synthèse L’Economiste

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