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Economie

Le projet de budget 2005 quitte définitivement le Parlement

Par L'Economiste | Edition N°:1926 Le 28/12/2004 | Partager

. Le texte est examiné aujourd’hui par la Chambre des représentants pour une deuxième lecture. L’investissement public dépasse les 70 milliards de DH. Le succès de l’introduction de Maroc Telecom en Bourse sauve le budget 2004LA Chambre des représentants se penche aujourd’hui sur le projet de budget 2005 pour une deuxième lecture. Ce retour à la première chambre s’explique par les deux amendements adoptés lors de la dernière séance plénière de la Chambre des conseillers. Le premier est relatif à la modification du compte spécial d’évaluation des produits forestiers, créé par l’Etat pour encourager les plantations d’arbres et gérer les récoltes forestières. Le deuxième a concerné l’accord donné au ministère de l’Emploi de créer une rubrique dans son propre budget. Il s’agit de la “réservation de 1 million de DH pour la formation et l’information des centrales syndicales”, souligne Laâmarti, président de la Commission des finances, de la privatisation et des infrastructures de la Chambre des conseillers. Pour ce dernier, membre du RNI, parti de la majorité, le décollage de l’économie ne sera pas au rendez-vous cette fois-ci. Il ne peut être assuré que par des investissements importants générant la création massive d’emplois. “Des éléments qui font défaut dans la loi de Finances pour 2005”, précise Laâmarti. Pourtant, le budget prévoit d’augmenter le niveau des investissements publics à plus de 70 milliards de DH contre près de 65 milliards l’année en cours.Sur ce total, le budget général intervient à hauteur de 19 milliards de DH, les établissements publics interviennent avec 41,63 milliards de DH, les comptes spéciaux du Trésor à 6,56 milliards, les collectivités locales à 6 , le Fonds Hassan II (2 milliards de DH) et les Segma (170 millions). Par ailleurs, réaliser les prévisions de la présente loi, notamment un taux de croissance de 3% avec le maintien du déficit à un niveau de 3,2%, sera un véritable défi à relever. Les contraintes aussi bien nationales que celles liées à la conjoncture internationale ne manquent pas. A l’échelle interne, le poids de la masse salariale, qui représente 13% du PIB, ne cesse d’augmenter.A cela s’ajoutent les 2,6 milliards consécutifs du tremblement de terre d’Al Hoceïma et le coût de la lutte contre les criquets évalué à 800 millions de DH.Au niveau du contexte international, la flambée du prix du pétrole risque de fausser les prévisions. Alors que ces dernières ont été établies sur la base du maintien du prix moyen du brut sur le marché mondial à son niveau de 2004, soit 35 dollars le baril. Une hypothèse vivement critiquée par les députés et que le ministre des Finances et de la Privatisation a eu beaucoup de mal à défendre (www.leconomiste. com). Toutefois, l’Etat compte encore une fois sur les recettes de la privatisation pour sauver la mise. Notamment sur les 9 milliards de DH que l’introduction en Bourse de Maroc Telecom a générés. Cette manne servira à finir en beauté le budget de l’exercice en cours sans grandes difficultés. La cession des 16% de son capital à Vivendi entrera dans le budget de 2005. Et encore, seule la moitié des montants générés par la privatisation iront dans les caisses de l’Etat. Le reste tombera dans l’escarcelle du Fonds Hassan II pour le développement économique et social. La liste des privatisables pour l’année qui arrive compte plusieurs entreprises dont les quatre sucreries (Surac, Sunabel, Suta et Sucrafor). Si toutefois les échéances sont respectées.Par ailleurs, en dépit des contraintes de la masse salariale, le projet du budget prévoit la création de 7.000 emplois destinés essentiellement aux départements de l’Education, la Santé, la Justice et l’Intérieur. Ceci témoigne du caractère social de ce projet de loi explicité à plusieurs occasions aussi bien par le Premier ministre que par l’argentier du Royaume et les conseillers. Il est également prévu, dans le cadre des mesures budgétaires, la poursuite de l’opération de titularisation du personnel permanent et occasionnel en faveur de 6.000 personnes.En termes toujours de dépenses, l’Etat compte rembourser ses arriérés à l’égard de la Caisse marocaine des retraites. Pour cela, le gouvernement compte lever sur le marché financier local 11 milliards de DH. Les PME et PMI ne sont pas en reste. Leurs doléances concernant notamment les difficultés pour leur mise à niveau ont été prises en considération dans l’élaboration de la loi. Il est ainsi prévu la mise en place d’un fonds de restructuration de 200 millions de DH pour traiter l’endettement de cette catégorie d’entreprises.Meryeme MOUJABE

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