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L’Afrique subsaharienne, vaste zone de libre-échange?

Par L'Economiste | Edition N°:1794 Le 21/06/2004 | Partager

. Le Maroc négocie un accord avec le Gabon et un autre avec les pays du Sahel . Enjeu colossal sur les matières premièresLa plus longue période de la tournée royale en Afrique subsaharienne a été réservée au Gabon, que le Souverain devrait quitter demain mardi après y être resté 5 jours. Avec le pays d’Omar Bongo, le Maroc a des relations d’amitié qui se sont consolidées sous l’ère de feu Hassan II. Mais avec ce pays, riche par ses ressources pétrolières et ses minéraux, le Maroc n’entend pas capitaliser uniquement sur cet excellent actif diplomatique. Avec 0,2% des importations du Maroc, à qui il vend principalement du bois, le Gabon n’est que son 27e fournisseur. Le Royaume lui exporte notamment des denrées alimentaires, de l’artisanat et du textile. La délégation marocaine négocie un projet de création d’une zone de libre-échange, la première avec un pays subsaharien. Pourquoi le Gabon? Sur le plan commercial et selon le ministère du Commerce extérieur, le Gabon est un importateur net de produits agricoles, agroalimentaires et produits manufacturiers. Sur le plan des investissements, il présente des opportunités dans les industries de distribution, du tourisme et puis surtout dans les mines. Les pays objet de la visite Royale sont des producteurs de matières premières, dont certaines sont précieuses comme l’uranium, le pétrole et l’or. C’est le cas du Gabon, du Niger et du Cameroun. Cette donnée est importante car la délégation marocaine entame un autre projet d’envergure, celui de la création d’une ZLE plus vaste avec la communauté des Etats Sahélo-Sahariens dont le principe a été retenu en mars 2003 (sont concernés le Sénégal, le Bénin et le Niger). Cet accord, une fois conclu, élargira la zone de libre-échange entre l’Afrique et l’Europe, qui occupe déjà les premières positions dans les balances commerciales des 5 pays objet de la visite. Les enjeux de ce partenariat avec les pays subsahariens seront colossaux pour le Maroc, particulièrement à l’horizon 2012 qui connaîtra le parachèvement de sa ZLE avec l’Europe. Un: En manque d’énergie, les pays industrialisés veulent s’implanter fortement dans les marchés qui regorgent de matières premières. Un challenge devenu mondial, surtout après la flambée des prix à l’international en raison de l’explosion de la consommation asiatique. Deux: La ZLE avec les pays du Sahel renforcera la coopération régionale qui traîne. Précision: le blocage concerne essentiellement la partie nord du continent, en raison de considérations politiques. Mais entre les pays subsahariens, la machine des échanges est bien rodée. Ils se servent très bien entre eux-mêmes en produits agricoles et biens finis. Nadia LAMLILI

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