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Investissement: L’informel recrute

Par L'Economiste | Edition N°:1917 Le 15/12/2004 | Partager

. Enquête de la Banque mondiale sur le climat des affaires. Accès au financement, impôts inhibitifs et foncierLa Banque mondiale et la SFI (Société financière internationale, filiale de la BM) devaient présenter les résultats préliminaires de l’enquête sur le climat des affaires au Maroc lundi à la Bibliothèque nationale de Rabat. Une rencontre qu’étudiants, professeurs et chercheurs n’ont pas ratée. La salle était comble pour la présentation du rapport du développement dans le monde (cf. L’Economiste du 30 septembre 2004) par son auteur principal Stefano Scarpetta. Mais cette rencontre aura déçu plus d’un, dont certains professeurs qui s’attendaient à une participation plus importante au débat, comme le veut l’usage à chaque présentation de travaux et de résultats.La représentante de la SFI dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, Joumana Cobeïn, n’aura finalement donné que quelques informations sur ladite enquête, en expliquant que les résultats définitifs ne seront communiqués qu’en janvier 2005, soit quelques semaines de retard par rapport à la période prévue (cf. L’Economiste du 5 août et du 2 septembre 2004). L’enquête a touché 850 entreprises industrielles de six principaux secteurs industriels. La majorité des sondés sont des petites et moyennes entreprises. L’accès au financement est, bien entendu, la principale difficulté relevée: plus de 80% estiment qu’elles n’ont pas du tout accès au financement des banques. Rien de bien nouveau. Mais le statu quo commence à peser. Depuis quand ce diagnostic est-il établi? Dix, vingt ans? Et même quand l’accès au financement est possible, celui-ci coûte trop cher. C’est la deuxième raison citée comme entrave à l’investissement. Suivent les taux d’imposition, jugés extrêmement inhibitifs, et l’indémodable et inextricable problème de l’accès au foncier, contre lequel même la bonne volonté des experts ne peut pas grand-chose pour l’instant. La «concurrence déloyale de l’informel» ne vient qu’en cinquième position des obstacles à l’investissement. Et pourtant, l’informel concourt à plus de 25% du PIB au Maroc, selon le rapport sur le développement dans le monde de 2005. C’est dire la compétition déloyale que doivent affronter les entreprises. Les quatre premières entraves favorisent le transfert des PME dans le maquis de l’informel. Le tout, saupoudré d’un grave déficit d’accès à l’information, et voilà le climat des contre-performances épanoui.Les recommandations issues des assises des PME-PMI et transmises à la Primature abondent pour lutter contre cet environnement. Il semblerait, selon la Fédération des PME-PMI, que cette fois-ci, «il y ait une vraie prise de conscience de la gravité de la situation».


Gouvernance es-tu là?

La défaillance de gouvernance n’est-elle pas le cœur du problème? L’interrogation vient d’un étudiant, puis d’un professeur. Le délégué de la Banque mondiale au Maroc acquiesce. Il ne suffit pas de décider de réformer. Ferid Belhaj donne l’exemple de la réforme de la gestion de l’eau, dont la loi est sortie en 1995. “Dix ans après, il n’y a toujours pas de décrets d’application”. Un exemple parmi tant d’autres (code du travail pour certains décrets) qui bloque directement l’instauration du climat d’investissement favorable pour lequel militent les responsables de la Banque mondiale et les chefs d’entreprise.M.Kd(1) L’enquête sur le climat des affaires est initiée par la Banque mondiale en collaboration avec le ministère du Commerce et de l’Industrie, a été bouclée fin juillet. Elle a concerné 850 entreprises et 6 secteurs industriels dans 6 régions. La SFI a cofinancé la logistique de l’enquête et la Banque mondiale a fourni le questionnaire standardisé.

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