×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Informel: “Mettre ces entrepreneurs en confiance”
Salaheddine Mezouar, ministre du Commerce et de l’Industrie

Par L'Economiste | Edition N°:1920 Le 20/12/2004 | Partager

. L’Economiste: La TPE (toute petite entreprise) est présente en force dans l’économie souterraine. Le diagnostic des contraintes à la création d’entreprise est connu. Que faut-il pour passer à l’action?- Salaheddine Mezouar: La petite entreprise bascule vers l’informel pour deux raisons essentielles: la première c’est que dans beaucoup de montages, la dimension fonds de roulement est sous-évaluée. L’absence de maîtrise des fondements de la gestion fait que l’on se retrouve souvent face à des difficultés non anticipées. Ce n’est pas forcément une volonté de basculer vers l’informel. Et tant que nous n’avons pas développé les mécanismes de parrainage et d’accompagnement pour réduire le taux de mortalité ou le taux de glissement vers l’informel, il y aura toujours ce risque. Des structures comme le microcrédit ont réussi par leur approche de proximité, à accompagner les petits porteurs de projets. C’est une expérience à capitaliser.. Comment donner envie à ces entrepreneurs de venir vers le formel? - L’expérience a montré que tant que l’entreprise opère sur le marché intérieur, elle a beaucoup plus de difficulté à évoluer vers le formel, sauf si son produit a un succès qui l’y oblige. Ce qui amène aussi les TPE à aller vers le formel, c’est quand elles commencent à travailler avec le secteur exportateur. L’entreprise passe le cap automatiquement à travers les contraintes du cahier des charges. Il faudrait amener les gens par des mécanismes intelligents, souples, transitoires et évolutifs, à s’insérer naturellement dans une économie organisée et transparente.. Mais il se trouve que le secteur informel est en adéquation avec le pouvoir d’achat du consommateur…- Un des éléments qui fera en sorte que l’offre soit en adéquation avec le pouvoir d’achat est la réduction des droits de douane sur les intrants, dont le niveau demeure extrêmement élevé. L’informel est beaucoup plus en adéquation en termes d’offre de prix avec une masse de consommateurs de plus en plus importante, tandis que le secteur formel est obligé de supporter tous les coûts. A l’export, l’entreprise a l’obligation d’une maîtrise de son coût de revient. Ce n’est pas le cas pour l’informel qui concerne essentiellement le marché intérieur. C’est cela la grande équation à régler d’une manière pragmatique. Il faut mettre cette frange en confiance, car elle a beaucoup d’importance. Propos recueillis par Mouna KADIRI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc