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Fin des quotas: Le textile menacé en Asie aussi

Par L'Economiste | Edition N°:1918 Le 16/12/2004 | Partager

. Bangladesh, Philippines, Cambodge, Indonésie… les plus touchésLe Bangladesh et l’Indonésie apparaissent comme les grands perdants de l’abolition le 1er janvier 2005 des derniers quotas encadrant le commerce du textile qui leur avait assuré un accès aux lucratifs marchés américains et européens. Selon les experts, les Philippines et le Cambodge devraient aussi être durement touchés mais les responsables de ces pays se veulent optimistes. Le régime des quotas, en vigueur depuis trois décennies, a aidé à développer l’industrie du textile et de l’habillement dans les pays pauvres en leur permettant d’accéder aux marchés occidentaux. Au Bangladesh aujourd’hui, les trois quarts des revenus à l’exportation (5,7 milliards de dollars) proviennent de cette industrie. Selon le Fonds de développement des Nations unies, un million d’emplois pourraient être supprimés après la fin des quotas, avec la perte de contrats au profit de la Chine. Environ 1,8 million de Bangladais vivent de cette industrie, dont 1,2 million de femmes, et cinq millions ont un emploi indirectement lié au textile et à l’habillement pour des salaires moyens mensuels compris entre 25 et 35 dollars.L’avenir en Indonésie semble aussi morose. Cette industrie emploie 1,7 million d’ouvriers et beaucoup d’usines devraient également fermer. Celles qui maintiendront leur activité vont sans doute réduire leur personnel de 20 à 30%, selon le responsable de l’Association indonésienne du textile Lili Asudiredja. Les Philippines sont également considérées comme vulnérables par les experts. Mais depuis quelques années, l’industrie du textile et de l’habillement dans ce pays s’est préparée au changement en se consolidant et en réduisant sa taille, affirme une responsable de la direction des Exportations de textile et de vêtements Chona Felix. La fin des quotas aura un impact mais «nous nous y sommes préparés depuis un certain temps», assure-t-elle.Cette industrie apporte au pays sa deuxième plus grande source de revenus (8% des gains à l’exportation). Au moins 400.000 personnes travaillent dans le textile.La situation est similaire au Cambodge où 90% des gains à l’exportation proviennent de cette industrie.Le pays est considéré comme vulnérable mais les responsables sont optimistes sur les perspectives des quelque 240.000 employés du secteur.Selon une étude, 60% des 15 principaux acheteurs occidentaux comptent augmenter le niveau des affaires dans le pays. Comme le malheur des uns fait le bonheur des autres, l’Inde devrait être l’un des premiers bénéficiaires, derrière la Chine, de la fin du régime des quotas.«Nous augmentons notre capacité. Nous avons notre propre matière première et l’esprit d’initiative. Mais nous devons attendre de voir quel sera le choix des acheteurs», explique Sakthivel, président du Conseil à la promotion des exportations de vêtements.Avant l’indépendance de 1947, l’Inde avait développé la plus grande industrie textile du monde. Après des années de déclin, cette industrie est finalement devenue la deuxième plus importante activité économique en Inde après l’agriculture, avec 35 millions d’employés. Une entrée réussie sur le marché après le 1er janvier 2005 pourrait générer des millions d’emplois.Synthèse L’Economiste

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