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Fès: Les diplômés chômeurs montent au créneau

Par L'Economiste | Edition N°:1925 Le 27/12/2004 | Partager

. Ils ont organisé un sit-in devant le siège de la mairie. Ils veulent être insérés dans la fonction publiqueAu total, 180 diplômés-chômeurs fassis veulent intégrer la fonction publique. Une centaine de ces jeunes déçus protestent depuis mardi devant le siège de la mairie. C’est à partir de 11 heures que les manifestants ont commencé à se rassembler, revendiquant “leur droit au travail à travers leur insertion dans le cycle de la fonction publique, conformément aux décrets ministériels 888/99 et 688/99”. Ils sont surveillés de près par des Compagnies mobiles d’intervention (CMI) et d’autres responsables de la DGSN. L’objectif d’une telle présence est d’assurer l’ordre en cas de débordement. Des ambulances sont mobilisées près du lieu de la manifestation. Certains grévistes menacent de s’immoler par le feu. “Nous sommes désespérés. Parmi nous, il y a ceux qui vont atteindre l’âge limite (40 ans) très prochainement. Ils n’auront plus droit à l’insertion que nous demandons. . Débloquer des postesLes responsables le savent, il faut bien qu’ils réagissent avant qu’il ne soit trop tard”, indique un manifestant. “Nous avons eu des promesses, il y a trois ans, notre problème devait être réglé une fois pour toutes vers le mois de mars 2003. Nous voilà à quelques jours de 2005 sans avoir obtenu aucune solution tangible”, regrette un autre. “Nous voulons avoir des postes au sein de la mairie, la wilaya, la Radeef où la Ratuf”, râle un troisième.Seulement, toutes ces administrations sont déjà en sureffectifs. Plus de 60% de leur budget est “bouffé” par les salaires. Elles ne peuvent pas s’engager dans d’autres charges supplémentaires. Peut-être que les départs volontaires débloqueront quelques postes. Encore faut-il qu’il y ait des salariés qui l’acceptent. Pour Hamid Chabat, maire de la ville, le retour à la rue et aux protestations n’était pas prévu. “Je me suis réuni avec ces jeunes à plusieurs reprises cette année. La dernière rencontre date de la semaine dernière à l’hôtel PLM. Nous étions amenés à dialoguer, à proposer des solutions et faire de notre mieux, mais ces gens ne veulent rien entendre”, ajoute-t-il.Selon lui, le Conseil de la ville a aidé à insérer douze personnes parmi ces jeunes, rien qu’en 2004. Durant le mandat de l’ex-bureau de la CUF (communauté urbaine de Fès), douze autres avaient été insérés. “Aujourd’hui que les portes du public se ferment, les chômeurs ne devront plus perdre le temps. Ils n’ont de choix autre que de s’orienter vers le privé, seul issu pour gagner leur vie”, conclut Chabat.De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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