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Casablanca: Des déchets à risque

Par L'Economiste | Edition N°:1925 Le 27/12/2004 | Partager

. La métropole économique produit 3 kg/jour/lit. La gestion des déchets hospitaliers concédée au privé à partir de février Les déchets hospitaliers sont une source potentielle de contamination. D’où l’intérêt primordial de former et d’informer. C’est à cet exercice que s’est livré, en fin de semaine dernière, le Centre hospitalier Ibn Rochd et la Société Athisa Maroc, en organisant un séminaire sur «la gestion des déchets hospitaliers». A l’ordre du jour, la simulation d’un modèle de gestion ainsi que des débats sur le cadre législatif, les risques associés aux déchets sanitaires et les personnes.En fait, les activités de soins sont génératrices de déchets ménagers et assimilés. Mais elles sont aussi productrices de déchets dangereux. En font partie essentiellement les déchets infectieux, les déchets radioactifs et les déchets chimiques et toxiques. Casablanca, à elle seule, produit plus de 5.000 kg par jour, à raison de 3 kg/jour/lit. Les blocs opératoires et les laboratoires d’analyses médicales ainsi que les services de soins sont le lieu, par excellence, de production des déchets infectieux. C’est l’exemple du matériel tranchant, des flacons, pochettes de produits sanguins et fragments de corps humains. Les déchets chimiques et toxiques sont en particulier générés par les services de soins utilisant les solvants. C’est le cas de médicaments cytostatiques ou anticancéreux utilisés en la chimiothérapie. De leur côté, les déchets radioactifs sont gérés par les services utilisateurs (radiothérapie) en collaboration avec l’Office national de protection contre la radioactivité qui dépend du ministère de la Santé. Autrement dit, ces déchets ne relèvent pas de la société espagnole Athisa, adjudicatrice de la gestion des déchets hospitaliers au Centre hospitalier Ibn Rochd. Ces divers éléments peuvent être source de contagion. Le personnel prodiguant les soins (chirurgiens, médecins, infirmiers…) est le plus exposé. Les patients aussi. «Les visiteurs, le public et l’environnement font aussi partie de la population exposée», affirme Omar Alloula, médecin hygiéniste au CLIN. Sur le plan juridique, «il n’y a pas de cadre législatif spécifique qui fait office de régime juridique de la gestion des déchets hospitaliers», affirme Kholti, chef de service Santé au travail. Pour le moment, un projet de loi est en préparation au secrétariat d’Etat à l’Environnement. Reste à savoir dans quel délai il va sortir.Ali JAFRY

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