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Emploi & Carrière
SMIG et SMAG: L’augmentation enfin dans la poche !

Par L'Economiste | Edition N°:1794 Le 21/06/2004 | Partager

. Comme prévu, elle est réalisée en deux tranches de 5% chacune. Ajoutée à la RTT, elle est jugée pénalisante par les patronsLes ouvriers et employés des secteurs de l’industrie, du commerce, des professions libérales et de l’agriculture peuvent se réjouir. La hausse du salaire minimum tant attendue est finalement là. Le décret sur l’augmentation du SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) et SMAG (salaire minimum agricole garanti) a été publié dans le B.O. n°5.219 du 7 juin 2004. Comme prévu, la revalorisation est de 10% et elle intervient en deux phases (de 5% chacune). La première court du 7 au 30 juin 2004 et la seconde à partir du 1er juillet prochain. De la sorte, le taux horaire dans l’industrie, le commerce et les professions libérale passe dans un premier temps de 8,78 à 9,22 dirhams puis à 9,66 DH. Dans le secteur agricole, le taux journalier est désormais fixé à 47,77 DH du 7 au 30 juin 2004. Il montera à 50 dirhams à partir du 1er juillet 2004. Rappelons que taux était de 45,50 dirhams auparavant. Rappelons que l’augmentation du SMIG et SMAG est prévue par l’accord du dialogue social signé le 30 avril 2003 par le Premier ministre Driss Jettou, la CGEM, les syndicats et la fédération des Chambres de commerce, d’industrie et de services. Son application a pris du retard sur les délais prévus initialement: le 31 juillet 2003 pour la première tranche de revalorisation (5%) et janvier 2004 pour la seconde (5%). Les syndicalistes n’avaient cessé d’ailleurs de décrier ce retard qui, à leurs yeux, porte préjudice non seulement aux smigards mais à l’ensemble des salariés. En effet, selon eux, il fallait attendre que cette augmentation entre en vigueur avant d’entamer de nouvelles négociations pour la revalorisation des autres catégories de salaires. Une question taraude aussi l’esprit des syndicalistes: pourquoi n’ont-ils pas été consultés avant la sortie du décret et pourquoi ce dernier ne prévoit-il pas un effet rétroactif pour respecter les termes de l’accord du 30 avril ?Chez les patrons c’est aussi la grogne mais d’un autre genre. Leur position était claire dès le départ: la hausse du salaire minimum est jugée inopportune puisqu’elle alourdit les charges de l’entreprise. Des employeurs soulignent que le salaire minimum connaît un accroissement important depuis une quinzaine d’années. Entre 1991 et 2004, il aura été revalorisé 6 fois. Ce qui impacte considérablement l’avantage compétitif dont jouissait le Maroc par rapport à la majorité des pays industrialisés et certains pays émergents, rappelle-t-on du côté du patronat. La compétitivité de l’entreprise en prend, selon des chefs d’entreprise, un sacré coup. Un coup d’autant plus dur qu’il est consécutif à l’entrée en vigueur du code du travail qui introduit la réduction de la durée de travail. Mesure qui revêt, à leurs yeux, des allures d’une augmentation déguisée. Celle-ci est estimée entre 9 et 10% (cf. notre Dossier Emploi & Carrière du lundi 14 juin, (www.leconomiste.com). Les jeux sont faits. Maintenant, les patrons doivent penser à des solutions pour améliorer leur productivité et compétitivité. En attendant, certains peuvent trouver une consolation dans l’exception sur les délais d’application de la hausse du salaire minimum prévue par le décret. Celui-ci précise, en effet, que pour les secteurs qui connaissent des difficultés particulières, la date d’application de la revalorisation du salaire minimum peut être différée. Mais seulement par un arrêté du ministre chargé de l’Emploi et après consultation des organisations professionnelles des employeurs et des organisations syndicales des salariés les plus représentatives. Ce report ne peut cependant excéder 365 jours à compter des délais fixés par le décret. A noter que des secteurs fortement employeurs de main-d’œuvre comme le textile, le tourisme, les BTP et l’agroalimentaire avaient insisté, au moment des tractations sur le dialogue social, pour obtenir une telle exception. Finalement, indique une source syndicale, seuls les BTP et le tourisme avaient été retenus. Maintenant, souligne la même source, une brèche est ouverte à d’autres secteurs. Khadija EL HASSANI

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