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Economie

Dix ans de politique monétaire
Bank Al-Maghrib s’ouvre au grand public

Par L'Economiste | Edition N°:1906 Le 30/11/2004 | Partager

. Elle décortique les outils à sa disposition. Priorité à la stabilité des prix.... ... et à l’éradication de la surliquidité du marchéBank Al-Magrhib (BAM) est en pleine mutation. Elle est décidée à jouer la carte de la proximité pour mieux faire connaître ses métiers au grand public. C’est un changement de style peu habituel dans cette institution qui, jadis, ne s’adressait à l’opinion publique qu’à la suite d’un différend avec le secteur bancaire. Ce dernier devrait d’ailleurs s’inspirer de cet exemple. Peu de clients sont aujourd’hui au fait des produits au guichet et encore moins de la structure des tarifs qui leur est appliquée.La Banque centrale anticipe sur les dispositions de ses nouveaux statuts.La vieille dame de l’avenue Mohammed V de Rabat a procédé à une cure de jouvence et donné plus d’étoffe à sa structure de communication. Depuis l’arrivée aux commandes de Abdellatif Jouahri, BAM recrute à tour de bras, n’hésitant pas à débaucher des cadres à fort potentiel, notamment auprès des banques commerciales et d’autres autorités de marché, le Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM) notamment. Le nombre de recrues atteint à ce jour 180 personnes et les embauches vont continuer. Parallèlement, elle vient de lancer un appel d’offres international pour l’élaboration et la mise en place d’un schéma directeur des ressources humaines. L’ouverture des plis aura lieu le 1er décembre. Le schéma directeur informatique et l’identité visuelle de l’institution sont en cours de réalisation.En matière de politique monétaire, la mission de BAM est clairement définie.Le projet de réforme des statuts en cours d’approbation au Parlement, fixe la stabilité des prix comme objectif prioritaire. De plus, il clarifie et étend les attributions de la Banque centrale en matière de politique monétaire et consacre son autonomie. En contrepartie, la responsabilité de BAM a été renforcée et ses instances sont appelées à communiquer davantage. C’est d’ailleurs à cet effet qu’elle a dû repenser son approche de la communication en mettant un terme à la retenue qui entourait ses actions par le passé. A présent, la banque centrale s’efforce d’expliquer plus en détail les mesures qu’elle prend et leurs motivations.Concrètement, dès la promulgation de la loi, ce sera au Conseil de la banque de concevoir la politique monétaire. Celui-ci sera présidé par le gouverneur de BAM et réunira le vice-gouverneur ou le directeur général de la banque, le directeur du Trésor et 6 membres nommés par le Premier ministre dont 3 sur proposition du gouverneur. La composition de ce conseil traduit la volonté d’éviter toute interférence du gouvernement en matière de politique monétaire.Dans ce registre, BAM a procédé aux réaménagements du cadre opérationnel en introduisant en octobre 2003, des swaps de change. Ce cadre a été renforcé en décembre de la même année par la facilité de dépôts à 24 heures, assortie d’un taux fixe et les reprises de liquidités à 7 jours sur appels d’offres à taux variables. D’une part, les avances à 7 jours sur appels d’offres constituent le principal mécanisme de refinancement des banques et dont le taux de rémunération représente le taux directeur de la banque centrale. D’autre part, les facilités permanentes de dépôt à 24 heures (au taux de 2,25%) et les avances à 5 jours (au taux de 4,25% actuellement) dont les taux constituent les limites inférieure et supérieure entre lesquelles le taux interbancaire doit fluctuer. Enfin, les mécanismes de réglage fin de la liquidité visent à maintenir le taux interbancaire à un niveau proche du taux directeur de BAM. Ce dispositif est renforcé par les opérations de reprise de liquidités à taux fixes et les swap de change lancées en octobre 2003.Ce nouveau cadre de la politique monétaire permet à la banque centrale d’adapter ses interventions en fonction de la situation du marché et de mieux influer sur le taux interbancaire. «En situation de surliquidité, le taux interbancaire tend à s’approcher de 2,25%, taux de la facilité permanente à 24 heures», explique Abdelhamid Afi, directeur des Etudes et des Relations internationales à BAM.Si la surliquidité persiste, la banque centrale a encore la latitude de recourir au relèvement du ratio de la réserve monétaire. Une intervention directe qui permet de geler de façon durable les excédents de liquidités. BAM y a recouru à 2 reprises. En décembre 2002, le taux a été porté de 10 à 14%, avant de passer à 16,5% en septembre 2003. Ces deux augmentations ont permis d’éponger 6 et 4 milliards de DH respectivement. A travers la réserve monétaire, les banques ont en dépôt auprès de l’institut d’émission près de 30 milliards de DH. Entre-temps, le taux de rémunération de ces fonds a été porté de 0,50 à 0,75%, et ce pour atténuer l’impact sur le coût des ressources des banques et ne pas décourager la mobilisation de l’épargne. Le relèvement du plafond de la réserve monétaire n’est utilisé qu’en dernier recours afin de ne pas contrarier l’objectif d’assouplissement des conditions de financement de l’économie.


Les dates-clés

. Avant 1982: Encadrement du crédit, gestion administrée des taux d’intérêt et refinancement des banques à taux fixes. Sans oublier le volet sélectif visant à orienter les crédits vers les secteurs jugés prioritaires.. 1983-1992: Programme d’ajustement structurel et rééchelonnement d’une partie de la dette extérieure. Réorientation de la politique monétaire vers les instruments de marché. Début de la libéralisation des taux d’intérêt et des emplois des banques.Janvier 1991: Levée de l’encadrement du crédit suite aux progrès réalisés au niveau de la consolidation des équilibres fondamentaux. S’ensuit une explosion de la demande de financements. BAM utilise pleinement les instruments de contrôle indirects mais le loyer de l’argent flambe. Elle décide de réduire sensiblement le taux de la réserve monétaire. La libéralisation des taux d’intérêt créditeurs sera menée de manière progressive.. Juin 1995: Réforme des modalités d’intervention de BAM avec l’abolition des mécanismes de réescompte à taux fixe et l’adoption d’instruments indirects de régulation de la liquidité du marché.. Février 1996: Libéralisation des taux d’intérêt débiteurs.. A partir de juin 1999: Apparition et persistance de la surliquidité monétaire, suite à l’amélioration des fondamentaux découlant de la mise en oeuvre du PAS et aux opérations de privatisation. Le gel d’une partie de ces liquidités (13 milliards de DH environ) dans le compte intitulé «Fonds Hassan II pour le développement économique et social» ouvert auprès de la Banque centrale et destiné au financement de programmes spécifiques d’investissement, n’a pas résolu le problème de la surliquidité du marché.. Janvier 2004: Réaménagement du cadre opérationnel de la politique monétaire. Mouna KABLY

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