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Economie

Des centres pour l’intégration sociale des jeunes

Par L'Economiste | Edition N°:1906 Le 30/11/2004 | Partager

. Deux structures Tadamoune à Sidi Moumen et Nassim fin 2006. Objectif: réduire de moitié la délinquance juvénile dans ces quartiers . Investissement: environ 1,2 million de DHBONNE nouvelle pour les jeunes des quartiers de Sidi Moumen et Nassim à Casablanca. Ces derniers auront, dès fin 2006, leur centre Tadamoune de sport, d’écoute et d’éveil. Ce programme, lancé officiellement le 26 novembre, à l’occasion de la commémoration de la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté (JIEP), a pour objectif “de réduire de moitié le taux de délinquance juvénile dans les deux quartiers”, indique Mohamed M’jid, président de la Fondation marocaine pour la jeunesse, l’initiative et le développement (MJID). Le projet vise également à atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) à travers la composante sport. Cette composante se ressent même au niveau du financement à travers la contribution du double champion olympique Hicham El Guerrouj à la réalisation des deux centres Tadamoune.D’ailleurs “les Nations unies se tournent de plus en plus vers le monde du sport pour la réalisation de ces objectifs”, indique le représentant résidant Pnud au Maroc, Emmanuel Dierckx de Casterlé. Rappelons que les OMD, définis lors du sommet du millénaire des Nations unies en 2000, visent, entre autres, la réduction de moitié du taux de la pauvreté d’ici 2015. Nécessitant un investissement de 138.823 dollars, l’équivalent de 1,2 million de DH, ce projet est le fruit d’un partenariat entre secteur Sport, la Fondation Mjid et la représentation du Pnud au Maroc. Pour la construction du centre Tadamoune au quartier Nassim, une convention a été signée le même jour entre la Fondation Mjid, la Sonadac (Société nationale d’aménagement communale) et le Conseil de la ville de Casablanca. Et ce pour mettre à la disposition de la Fondation un terrain de 1,5 hectare.Outre les activités sportives en plein air et en salle, ces centres-pilotes auront la particularité d’être dotés d’espaces d’écoute et d’éveil. En effet, les jeunes issus des quartiers cibles, dont la tranche d’âge varie entre 16 et 25 ans, pourront bénéficier “d’une formation pour l’emploi axée sur les métiers du bâtiment ainsi que l’aide aux microprojets”, souligne Mohamed M’jid. Il est ainsi prévu 3 sessions de formation à l’emploi au profit de 45 jeunes. “Ces sessions seront suivies d’un stage d’un mois au sein d’une entreprise à même d’assurer un recrutement définitif”, est-il indiqué. Le programme prévoit également des ateliers de sensibilisation sur le développement humain et le civisme. Pour l’encadrement en écoute et éveil, 18 bénévoles de la Fondation Mjid auront droit à une formation. Les activités sportives seront par ailleurs assurées par 8 animateurs après une formation en éducation sportive axée sur le sport pour le développement.Pour M’jid, la lutte contre la pauvreté ne se limite pas à la simple assistance, “il faut offrir aux jeunes l’opportunité d’avoir un emploi susceptible de leur redonner de la dignité”. Des propos relayés par Abderrahim Harouchi, ministre du Développement social, pour qui la pauvreté n’est plus définie comme une insuffisance d’argent. “La pauvreté est une privation de capacités, car la véritable richesse de l’individu c’est ses capacités, son savoir-faire et sa formation”, souligne-t-il. C’est en fait ces éléments-là qui vont permettre à tout un chacun de s’intégrer dans la société et devenir un élément actif dans le processus de développement.Fini le temps où toute la stratégie de développement d’un pays donne la priorité à l’économique. Aujourd’hui, “on ne peut faire du développement économique que si on a un capital humain productif, compétitif et qui vit en cohésion sociale”, estime Harouchi. Ce dernier élément est par ailleurs l’un des fondements de la politique gouvernementale du développement social présentée, lors de cette journée, par le ministre. Car, “il a été prouvé que la marginalisation, source d’extrémisme, constitue une menace pour la sécurité et la stabilité de tout pays”. Il s’agit d’une prise de conscience mondiale. D’ailleurs, la France, par exemple, vient d’avoir son plan de cohésion sociale doté d’une enveloppe de 6 milliards d’euros.


Six maisons de citoyen à Casablanca

UNE maison de citoyen pour chaque quartier et bidonville dans les quatre années à venir. C’est l’ambition qu’affiche Abderrahim Harouchi. Ce nouveau concept fait partie des projets initiés dans le cadre du programme social de proximité qui doit être lancé demain. Ce dernier comporte 1.815 projets portés par 2.000 associations en partenariat notamment avec les services extérieurs de l’Etat et les collectivités locales. Selon le ministre du Développement social, cette nouvelle structure s’ajoute aux foyer féminin, maison des jeunes et maison de la culture déjà existants. Concrètement, la maison du citoyen est un centre de prestations sociales et de solidarité qui répond aux besoins sociaux du citoyen. “C’est aussi un espace pour le développement de projets générateurs de revenus initiés par les gens et les associations”, ajoute Harouchi. Ce nouveau concept sera développé en premier lieu à Casablanca avec la création de six structures. Les villes de Rabat, Khémisset, Meknès, Fès, Tétouan et Agadir suivront.Meryeme MOUJAB

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