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Economie

Médias & terrorisme
Benabdallah défend la presse

Par L'Economiste | Edition N°:1906 Le 30/11/2004 | Partager

. Le ministre de la Communication est contre la limitation des libertés de la presse . Les journalistes appelés à être vigilants Médias et terrorisme: le couple séduit les uns, irrite les autres, mais ne passe pas inaperçu. Depuis le nombre grandissant d’attentats qui ravagent plusieurs régions du monde, le thème, d’une actualité brûlante, est au cœur des débats. L’ambassade d’Allemagne de Rabat a pris l’initiative d’organiser un forum dans ce sens. C’est Nabil Benabdallah, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, qui a planté le décor et cadré les débats. Comment éviter que des médias soient utilisés comme des courroies de transmission des messages des terroristes? Comment gérer ce phénomène délicat qui vise la manipulation des médias pour une large diffusion des messages idéologiques? Il est difficile de répondre à cette question lancinante qui anime toutes les rédactions de par le monde. En tout cas, le ministre a été carré sur ce point-là: “Nous ne pouvons justifier la limitation de l’espace démocratique sous prétexte de terrorisme. Le Maroc a montré la voie dans le sens où les attentats du 16 mars n’ont mené pas à un recul de la démocratie”. Il est donc vital de continuer d’agir et d’accéder à l’information. De leur côté, les journalistes assument une responsabilité dans la culture qu’ils diffusent. “Il est de leur devoir de défendre et de préserver la liberté pour ne pas laisser le terrorisme asphyxier l’espace où ils prospèrent”, a dit en substance Benabdallah. Pour lui, la stratégie politique du terrorisme est vouée à l’échec quelles que soient les causes idéologiques et autres ayant poussé les auteurs à commettre des actes abjects. Le discours du ministre s’est appuyé sur la défense de la presse puisque les médias vivent et se développent dans un pays démocratique et stable. Sur ce registre, deux voies sont incontournables dont la première est la démocratisation et le respect des libertés de la presse. La deuxième voie à suivre est l’ouverture économique pour entrer dans l’ère de la modernité. Ce n’est pas suffisamment appréhendé par les gouvernements arabes et islamiques. Dans ce débat, l’Allemagne a une longueur d’avance et son expérience est riche d’enseignements. Ce pays avait connu une vague de violences et d’attentats au cours des années 70. Roland Mauch, ambassadeur allemand à Rabat, le dira: la meilleure garantie contre les excès demeure encore et toujours un système démocratique représentatif, assurant l’élaboration des lois et le contrôle de l’exécutif selon les normes de l’Etat de droit. Ceci prévaut également pour les structures et les règlements destinés à l’autocontrôle déontologique. L’ambassadeur appelle au débat quels que soient les impératifs politiques. Le silence est complice. “Il n’y a pas de religion qui se situe au-dessus des droits de l’homme”. Pour explorer ces tabous, les médias offrent le forum requis et les journalistes portent une énorme responsabilité. “Il est inadmissible que des lecteurs et les téléspectateurs n’apprennent qu’une partie de la réalité à cause d’un paysage médiatique mis au pas. Le discours ouvert est essentiel pour la survie de nos sociétés et leurs libertés”. En d’autres termes, il ne faut pas admettre que ce discours nécessaire soit kidnappé par les prêcheurs de l’incompréhension et de la haine qui aveuglent les réalités.Quant à Antje Volmer, vice-présidente du Bundestag (Parlement allemand), son intervention a porté sur le rôle et la responsabilité des médias dans le traitement du phénomène du terrorisme. L’Internet est de plus en plus utilisé à des fins de propagande pour les idées du terrorisme. La dame a démontré une thèse de fond: rendre compte des actes terroristes est un défi qui consiste à préserver la responsabilité démocratique des médias et à donner en même temps une information complète à l’opinion publique sans offrir aux terroristes une tribune mondiale pour la haine ni créer une atmosphère d’hystérie. Aujourd’hui, force est de constater qu’un terrorisme orienté vers les médias se développe de plus en plus à travers le monde. La couverture médiatique des attentats devient ainsi un élément central du calcul des terroristes. Ces derniers utilisent avec un certain professionnalisme ce que Mme Volmer appelle “armes de communication massive”. Mohamed CHAOUI

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