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International

Décès de Arafat
La transition, les prétendants, les divisions

Par L'Economiste | Edition N°:1896 Le 12/11/2004 | Partager

. Une succession, en apparence, sans problèmes majeurs. Décisives, des élections seront organisées sous 60 joursL’Histoire retiendra la date du 11 novembre 2004. La mort du « raïs » palestinien Yasser Arafat est aussi celle d’un homme qui a incarné, tout au long de sa vie, le mouvement de libération de la Palestine. Avec lui, disparaît une des toutes dernières figures emblématiques des mouvements de lutte pour la libération à travers le monde. Libérateur, premier chef historique de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat est l’homme qui a créé et mis en place les institutions de « l’Etat» palestinien. Quelques heures à peine après l’annonce officielle de son décès, survenu à Paris, trois dirigeants palestiniens s’apprêtaient à prendre sa succession. La loi fondamentale de l’Autorité palestinienne prévoit que l’intérim de la présidence est assuré par le président du Conseil consultatif pour une durée de 60 jours. C’est donc Rawhi Fattouh qui occupera ce poste jusqu’à l’organisation d’élections, prévues constitutionnellement au terme de cette période. A 55 ans, ce compagnon d’exil d’Arafat, originaire de la ville de Rafah (sud de la bande de Gaza) met fin à une trentaine d’années passées en exil en le rejoignant dans les territoires palestiniens en 1994. Député de Gaza et membre du Conseil révolutionnaire du Fatah, le mouvement de Yasser Arafat, il est élu, en mars 2004, président du conseil législatif palestinien.Tout aussi important, l’ancien Premier ministre et jusqu’à présent secrétaire général de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), Mahmoud Abbas (alias Abou Mazen) en prend la tête. Quasiment plongé dans l’oubli depuis sa démission comme Premier ministre en septembre 2003, il est revenu sur le devant de la scène ces derniers jours. Auprès du peuple palestinien, il est l’homme préféré des Américains. L’actuel Premier ministre, Ahmed Qorei, hérite d’une partie des prérogatives d’Arafat en matière de sécurité. Farouk Kaddoumi, un des membres fondateurs de l’OLP et le compagnon de route d’Arafat, prend la tête du Fatah, le parti du raïs. Il aurait été désigné par lui pour lui succéder.. Une tranquillité apparente seulementMais si la succession se déroule sous des apparences tranquilles, la mort d’Arafat va certainement exacerber les profondes failles qui divisent la société palestinienne. Les divisions entre les factions sont grandes : vieille garde proche d’Arafat et nouvelle génération de réformistes , chefs locaux de Cisjordanie et de la bande de Gaza, chefs nationalistes et islamistes, diaspora palestinienne et habitants des territoires. Pendant de longues années, Arafat a exercé un contrôle autoritaire sur la plupart de ces factions. Les données seront différentes pour le prochain président. Les élections, qui doivent se tenir dans soixante jours, s’annoncent d’ores et déjà difficiles. En acceptant les fonctions proposées, les dirigeants palestiniens ont créé une apparence de continuité et de stabilité. Mais la solution est de court terme. Elle risque de durer si les élections ne sont pas organisées dans les délais prévus. Soixante jours semblent insuffisants et les prétendants pas toujours aussi charismatiques que le leader disparu. Les membres de la vieille garde comme Ahmed Qorei, Mahmoud Abbas et Farouk Kaddoumi, s’opposeraient aux nouvelles élites qui vivent dans les territoires. Marwan Barghouti est une des personnalités les plus populaires chez les palestiniens de Cisjordanie. Il est détenu en Israel. Deux autres prétendants tirent leur influence des forces de sécurité qu’ils ont dirigées : Mohamed Dahlan, 43 ans, ancien chef de la sécurité de Gaza et Jibril Rajoub, 51 ans, conseiller à la sécurité nationale d’Arafat. Mais la succession dépendra aussi du degré d’intervention de l’administration américaine et israélienne et de celle des puissances influentes dans la région. Amale DAOUD

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