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Economie

Assises des retraites
Caisses autonomes: Externaliser ou disparaître

Par L'Economiste | Edition N°:1664 Le 17/12/2003 | Partager

. Les jours de ces caisses sont comptés. Leur ratio démographique est de 1 actif pour 1 retraitéIl n’y a plus grand monde pour défendre les caisses autonomes de retraite. Les entreprises publiques ne sont pas qualifiées pour assurer une gestion saine et transparente. Le constat est sans appel. Après 25 ans de résistance, les entreprises se décident à basculer vers le Régime collectif d’assurance-retraite (RCAR). Pour rappel, ce régime a été créé en 1978, dans le but d’uniformiser le régime des retraites des employés du secteur public. Entre-temps, le ratio démographique des caisses autonomes s’est nettement dégradé. Il est aujourd’hui de 1 actif pour 1 retraité. Le coût du transfert est lourd. Mais c’est le seul moyen de sauver les meubles et surtout de préserver l’équité actuarielle entre les assurés. «Nous héritons d’une population vieillissante. Au moment de l’intégration, nous devons à la fois veiller à sauvegarder les droits acquis de ces salariés et assurer l’équité du coût d’intégration», expliquent les responsables du RCAR. L’ONCF a ouvert le bal en 2002 en déboursant 5,84 milliards de DH, suivie de la Régie des Tabacs en 2003, moyennant un ticket d’entrée de 3,43 milliards de DH. Dès le 1er janvier 2004, l’Odep intégrera le RCAR en s’acquittant de 2,34 milliards de DH. Figure sur la liste Lydec, dont la facture variera entre 2,36 et 2,8 milliards de DH. Parmi les régies, adhérentes jusque-là à la caisse interne de l’ONE, Redal et Amendis doivent également rejoindre le RCAR en 2004.Pour la sauvegarde des droits acquis des actifs et des retraités, la ligne de démarcation est fixée à la date d’intégration au régime collectif. Avant cette date, les droits sont déterminés par la caisse interne. Les droits accordés ultérieurement sont régis par le RCAR. Le maintien de certains avantages tels que l’âge de la retraite à 55 ans (au lieu de 60 ans) pour les cheminots, oblige l’entreprise à en assumer le coût. Au niveau des prestations, le gap entre les deux régimes peut être comblé par la souscription d’une assurance complémentaire. Dans la majorité des cas, les intégrations sont complétées par la souscription au produit Recore, commercialisé par la Caisse nationale de retraites et d’assurances (CNRA).Signe qui ne trompe pas. L’ONE et l’OCP ont fini par fermer leur système d’affiliation aux nouvelles recrues. Autrement dit, leur transfert vers le RCAR sera effectif dans quelques années. Pour autant, le temps leur est compté et le transfert pourrait s’imposer à eux beaucoup plus tôt. Une question sensible qui alimentera les débats des Assises nationales sur la retraite.


Le RCAR

Le RCAR (régime collectif d’assurance-retraite) s’appuie sur une architecture mixte: un système par capitalisation (2/3) et par répartition (1/3). Le régime présente un horizon de viabilité supérieure à 40 ans et affiche un ratio démographique de 6 actifs pour 1 retraité. A fin 2002, il compte 240.000 actifs pour 43.000 pensionnés. Au 30 septembre 2003, il gère 44.300 pensionnés pour 236.000 affiliés, soit un rapport de 5 pour 1. Côté ressources, le régime a drainé 32 milliards de DH de ressources et généré 2 milliards de produits financiers pour un taux de rendement de 7,14%. M. K.

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