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Economie

Rapport sur l’aspect genre: Le Covid-19 creuse l’inégalité hommes/femmes

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5873 Le 27/10/2020 | Partager
Elles participent pour moins de 22% au marché du travail
D’énormes pertes en termes de création de richesses
Défaut d’une stratégie claire­ment exprimée pour une forte mobilisation

Dur, dur l’impact du Coro­navirus qui frappe la femme ma­rocaine. Déjà confrontée au sous-emploi, à l’emploi précaire et au bas salaire, la gente féminine subit encore de plein fouet les effets de la crise sanitaire. Celle-ci vient de «se greffer à une situation déjà défavo­rable en matière d’équité genre», relève le rapport sur les résultats tenant compte de l’aspect genre, accompagnant le projet de loi de fi­nances 2021. Les disparités consta­tées se creusent davantage alors qu’elles atteignent un niveau plus qu’alarmant: le taux d’activité des femmes se situe à moins de 22% contre 71%.

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Dans le secteur industriel, les effets de réduction des écarts de l’emploi féminin par rapport à celui des hommes traduisent l’impact mécanique sur la croissance. Au-delà, c’est la progression du niveau d’emploi de manière générale

Pourtant, leur faible mobili­sation se traduit par des pertes énormes pour l’économie natio­nale, concède le rapport. Selon une récente analyse de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), l’estimation des gains gé­nérés par une réduction des écarts de genre, en termes d’accès à l’ac­tivité révèle qu’un quart de la dif­férence entre hommes et femmes conduirait à une hausse de la pro­duction par tête comprise entre 5,7 et 9,9%. Ceci, selon qu’on applique les mesures liées à la réduction des inégalités sur le marché du travail ou qu’on adopte des mesures in­cluant les inégalités socio-éduca­tives.
«L’élimination totale de l’écart d’emploi entre les femmes et les hommes induirait pour sa part un accroissement de 39,5% du PIB par habitant», tranche la DEPF.

Compte tenu de ce gisement inexploité, l’approche genre de­vrait être placée au coeur des po­litiques publiques dédiées à la relance économique et au renforce­ment de l’inclusion sociale. C’est la voie salutaire sur la trajectoire de développement du Maroc. Or qu’en est-il sur le terrain? Certes, des efforts sont constatés en ce qui concerne la budgétisation sensible au genre comme en atteste la lettre de cadrage du Chef du gouverne­ment «exhortant les ministères et les entreprises publiques à tenir compte de cette dimension». Cer­tains départements ministériels s’y exercent, faut-il le relever. Mais de là à ériger l’orientation en véri­table stratégie du développement, il reste beaucoup de chemin à faire. Peut-être que le nouveau modèle en construction en fera la part belle?

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Selon les données du HCP, le taux d’activité des femmes s’établissait (en 2019) à 21,5% contre 71% pour les hommes. Et le taux d’emploi s’élève à 18,6% pour les femmes au lieu de 65,5% pour les hommes

En attendant, la situation née de la pandémie est plus qu’inquié­tante. Ses effets pourraient avoir des conséquences profondes et durables. D’où la question incon­tournable: quelle réponse pour une gestion de crise intégrant la dimen­sion genre? A l’instar de plusieurs pays, le Maroc a pris des mesures pour soutenir le tissu entrepreneu­rial ciblant le maintien de l’emploi et le pouvoir d’achat des ménages. Environ, 6 millions de personnes en ont bénéficié dont 23% sont des femmes. Sauf que le redressement de la situation économique risque de prendre beaucoup de temps. Et les inégalités se creuser encore plus.

A cet égard, le rapport accompa­gnant le projet du budget n’avance pas de recette. Par contre, il se fait l’écho de quelques recomman­dations de certaines institutions internationales comme l’OCDE. Il est constaté de prime abord la part majoritaire que représentent les femmes partout dans le monde. D’où l’impérieuse nécessité d’adopter «systématiquement une approche d’égalité des sexes dans les mesures de réponse à la crise et de reprise économique».

L’accès massif des femmes et jeunes filles aux technologies, la lutte contre les violences qu’elles subissent ainsi que leur intégration dans des centres de prise en charge… Au­tant d’actions qu’il faut renforcer. Mais dans l’immédiat et à moyen terme, la femme marocaine aspire à améliorer sa part dans le marché du travail. Car, le pays accuse non seulement un retard par rapport aux niveaux mondiaux de participation des femmes à la vie active mais il enregistre également une tendance inverse avec une réduction des taux d’activité et d’emploi sur la der­nière décennie.

A.G.

 

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