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Culture

Festival de Fès de la culture soufie : «Etablir un contact spirituel par le cœur et l’âme»

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5867 Le 19/10/2020 | Partager
La 13e édition célèbre l’art de la transmission du 17 au 26 octobre
Mettre la technologie au service de la culture et offrir un accès gratuit aux festivaliers

C’est parti pour la 13e édition du Festival de Fès de la culture soufie (FFCS). Le coup d’envoi de cette nouvelle version a été donné, samedi dernier, en ligne. «C’est une édition 100% digitale, transmise au monde entier à travers la technologie et bénéficiant d’expertises assez diverses et variées», souligne d’emblée Faouzi Skali, président de l’événement.

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Le FFCS prévoit des grandes soirées soufies, des tables rondes et des expositions artistiques, autour de la thématique «L’art de la transmission». «Cet art qui évoque tous les principes et valeurs de la vie dont nous avons le plus besoin en ces moments exceptionnels de crise de Covid-19», estime Faouzi Skali (à droite), président du festival. Ici, il est accompagné de l’islamologue Chrif  Abdallah El Ouazzani (au milieu) et Carole Latifa Ameer (à gauche). La première soirée du festival, dédiée à Ibn Arabi, a été animée par Marwane Hajji et la troupe «Ikhwane Al Fane» sur un récit d’Ahmed Lakhliie (Ph. FFCS)

Cette année, en raison de l’épidémie Covid-19, deux connexions sont nécessaires pour goûter à «l’art de la transmission» du soufisme. L’une est établie, grâce à la foi, directement avec Dieu, l’autre est assurée, grâce à la technologie, en mode virtuel avec les festivaliers. Ces derniers ont voyagé immobiles pour redécouvrir un art qui a transcendé des siècles d’histoire pour se répandre un peu partout dans le monde. L’art  de vivre et le savoir-vivre des maîtres soufis, et principalement le Cheikh Akbarien, Ibn Arabi, est mis à l’honneur lors de mélisme 2020.

Huit jours durant (du 17 au 26 octobre 2020), la technologie du digital est mise au service de la culture pour diffuser, communiquer et partager «les valeurs spirituelles du patrimoine immatériel soufi, en revivifiant les grands textes des maîtres soufis», comme l’indique Skali. Lors de la cérémonie inaugurale, ce dernier a noté que «le but est que les nouveaux outils du digital puissent servir à la découverte de cette belle culture du soufisme à travers le monde et de s’en nourrir culturellement et spirituellement».

En effet, il s’agit d’une expérience «pionnière et innovante» inscrite désormais dans le patrimoine de ce festival et de sa plateforme numérique permanente «Sufi Heritage» (www.festivalculturesoufie.com). Offerte gracieusement aux festivaliers, celle-ci invite les spiritualités du monde à rejoindre le festival dans cette entreprise commune. L’objectif est de réfléchir sur les moyens de résister à la globalisation d’une culture sans âme, «qui n’épargne pas l’expression du religieux lui-même et peut conduire à une déshumanisation de plus en plus radicale», renchérit Skali.

Du même avis, Chrif Moulay Abdallah El Ouazzani, islamologue et formateur des imams, affirme que ce «festival exceptionnel, organisé dans des circonstances exceptionnelles, est initié pour redonner espoir, aller de l’avant et montrer la résilience de la culture soufie». Quoiqu’il est maintenu à distance, il assure un contact spirituel, par le cœur et par l’âme. «C’est une manière de consolider les liens et de renforcer cette relation dans ces moments de grand stress et de peur de l’inconnu et de la pandémie», estime El Ouazzani. Puiser dans la spiritualité pour retrouver la sérénité et la quiétude est le pari des organisateurs de cet événement axé sur «l’art de la transmission». 

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«Le FFCS viendra, cette fois-ci, vers son public pour le partage d’un programme riche et interactif, constituant le socle d’avenir pour de nombreuses activités au service de ce patrimoine spirituel», note Carole Latifa Ameer, directrice artistique du festival. «Cette année, nous partons à la rencontre de nos intervenants qui nous ouvrent les portes des grands centres spirituels soufis au Maroc et à travers le monde», ajoute la responsable de la programmation.

Ainsi, plus d’une soixantaine d’intervenants, dont des chercheurs, des spécialistes, des écrivains, des comédiens, des plasticiens, des musiciens et des guides spirituels, sont conviés à ce festival, maintenu «malgré la crise pandémique qui a affecté le secteur culturel et artistique de plein fouet». Grâce à sa plateforme numérique, cette édition invite à des grandes soirées soufies «sur les pas d’Ibn Arabi: de Murcie à Damas», «des résonances de Rumi à travers le monde», des tables rondes axées sur les sagesses et spiritualités face aux enjeux politiques, des «instants d’écoute» centrés sur la lecture des Sagesses de Joha.

De Fès à Konya en Turquie, de Grenade à Niamey, en passant par Lahore au Pakistan, Madagh ou Bejaâd, le public découvrira le langage des oiseaux de Farideddine Attar, la sagesse d’Ibn Arabi et bien d’autres. La soirée du 17 octobre était d’ailleurs un prélude de cette quête spirituelle. Animé par Marwane Hajji, le jeune ambassadeur des chants sacrés, le spectacle a duré plus de trois heures au grand bonheur des «festivaliers-téléspectateurs». Ces derniers pourront «visiter» des expositions artistiques, dont «vibrations spirituelles de Fès» et «assister» à des soirées consacrées aux hauts lieux du soufisme, à travers le monde.

Programme des soirées soufies

19 octobre: Grenade, avec Nizar Liemlahi, Abderrahim Hafidi, Karim Ifrak : L’héritage d’Ibn Al Khatib et l’islam d’Occident.
20 octobre: Fès, avec Titus Burckhardt et son livre Fès Cité de l’Islam, avec notamment Tayeb Chouiref, suivi du film «Fès, ma belle ma délicieuse» de J.C. Cintas.
21 octobre: Chefchaouen, avec la présentation de la voie Rissouniya et samaa.
22 octobre: Ouezzane, avec la voie Ouazzaniyya avec Moulay Abdellah Ouazzani et sama.
23 octobre: Konya, avec le professeur Abdullah Öztürk, Sur les pas de Rûmî.
25 octobre: Lahore (Pakistan), avec Naila Hayat Noon Mohamed Iqbal, l’héritage de Rûmî et du soufisme moghol et qawwali.
25 octobre: Bejaâd, avec la voie Charqawiyya et samaa – Découverte d’une voix originale du patrimoine soufi marocain.
26 octobre: Niger, avec le Pr. Salamatou Sow. Peuple Peul et transmission du soufisme.

Youness SAAD ALAMI

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