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Régions

Fès-Meknès se cherche un nouveau modèle de développement

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5845 Le 17/09/2020 | Partager
La commission spéciale recueille des réponses auprès des acteurs locaux
Tourisme, artisanat, agroalimentaire et offshoring… les secteurs-clés

Que faire pour redynamiser l’activité économique de la région Fès-Meknès? La réflexion a été initiée, mardi dernier, par la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD), qui cherche à dessiner les contours d’un nouveau modèle pour la région.

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Lors de leur rencontre, mardi dernier, les acteurs locaux ont tenté de dresser les contours d’une vision sur le moyen et le long terme. Pour ce qui est du court terme, le Comité de veille économique régional se met à l’œuvre. Sa prochaine réunion est prévue pour lundi 21 septembre 2020 (Ph YSA)

Présidée par Ahmed Réda Chami, membre de la CSMD, également président du CESE, la visioconférence s’est déroulée en présence notamment du wali de la région Essaid Zniber, du président du conseil régional, Mohand Laenser, du maire de Fès, Driss El Azami El Idrissi, ainsi que de représentants du monde économique et des milieux universitaires. 

La note de cadrage relative à cette rencontre a cerné la discussion autour de trois axes. Il s’agit de la relance des secteurs du tourisme-artisanat, de l’agroalimentaire et de l’économie du savoir. Le débat a duré près de 4 heures, mais l’on a relevé l’absence de représentants d’instances professionnelles telles la Chambre d’artisanat, la CCIS, la chambre d’agriculture, et le Conseil régional du tourisme (CRT), sans oublier la mairie de Meknès. Pour avoir une vision globale, les participants ont à tour de rôle esquissé les projets à même d’assurer un développement inclusif.

Ainsi, pour le tourisme, la promotion du territoire régional aura été défendue par le président de la Fondation Esprit de Fès et ancien DG de l’ONMT, Abderrafih Zouitene, (joint par audioconférence). Pour l’agroalimentaire, les présidents de la CGEM ont rappelé le rôle de cette branche au niveau de la région.

«Toutefois, le prix du foncier au niveau de l’Agropolis reste relativement cher, pesant sur l’investissement, alors que la valeur ajoutée est nettement basse», remarque Aziz El Fertahi, président de l’union patronale de Meknès. «Mais qu’en est-il de la rationalisation de l’eau dans l’agriculture, surtout avec le risque de la sècheresse?», a questionné Aghzadi. «Tout passera par des études de qualité sur les ouvrages des barrages en amont, et une micro-irrigation en aval», répond El Fertahi.

Le débat a été introduit par la présentation des différents chantiers de la région, savamment exposés par le wali. Région qui possède un potentiel riche, mais inexploité, souffrant d’un cruel manque d’attractivité. «Et comment peut-on valoriser les secteurs porteurs?», renchérit Chami qui n’a pas hésité à «recadrer le débat de manière très pédagogique, et même parfois brutale».

A telle enseigne que Laenser a qualifié le président du CESE de «professeur sévère» infligeant ses remarques aux opérateurs (Fès-Taza), universitaires et politiques. Pour ce dernier volet, les décideurs de la région croient dur comme fer en l’intérêt d’une connexion rapide entre Fès-Marrakech via le Moyen Atlas. Cette autoroute devrait connecter aussi Fès au pôle émergent de Beni-Mellal. En attendant, Driss El Azami El Idrissi a réitéré sa demande d’appui (du gouvernement)  pour booster l’économie de la capitale spirituelle.

Le maire de Fès a noté que «la décentralisation devrait créer une dynamique attractive pour l’investissement et l’emploi». Il sait bien que la population réclame des projets immédiats pour l’insertion des jeunes d’une ville en perte de vitesse… En ce sens, nous avons appris, hier, l’ouverture du 2e site d’Alstom à l’ex-Cotef. Projet qui prévoit la création de plus de 400 emplois. Voilà un bon début…

                                                                        

Définir une vocation

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Lors d’une rencontre initiée par la CCIS, en décembre 2019, Ahmed Réda Chami, président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), avait demandé aux responsables de la région de «définir une vocation, créer une zone franche et encourager l’innovation et les startups». «Il faut créer une dynamique régionale grâce à l’innovation», appuyait-il. L’appel étant lancé pour accompagner la région dans l’instauration d’une dynamique permettant l’émergence d’un secteur économique porteur de croissance, créateur de richesse et générateur d’emplois. Le patron du CESE avait insisté sur la création d’un environnement favorable des affaires. Pour redevenir un pôle industriel, la région doit encourager «les industries de transformation, se doter d’une zone franche pour l’automobile, le textile et l’export».

                                                                        

Créer un écosystème dédié à la connaissance

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Doper l’offshoring et faire émerger un écosystème dans les IT, en reprenant le rôle de leadership de la Quaraouiyyine, figurent parmi les propositions. Pour y parvenir, le conseil régional doit soutenir le développement des universités et investir massivement dans les projets R&D, pour attirer les meilleurs enseignants et les meilleurs étudiants. Il faut également se doter d’un réseau d’incubateurs dans les nouvelles technologies, mettre en place des outils de financement pour les startups et les appuyer dans leur processus de développement, sans oublier la création, autour des universités, d’un écosystème dédié à la connaissance, et pourquoi pas, d’une Station F à l’instar de celle de Paris.
Le Plan de développement régional Fès-Meknès prévoit 250 millions de DH pour soutenir les PME et coopératives. «Ce montant n’est pas suffisant pour amorcer une réelle dynamique régionale», avait qualifié Chami. Son intervention avait mis à nu «les lacunes d’une région qui manque cruellement de leadership».

De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

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