×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Echanges extérieurs: L’alimentaire double l’automobile

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5835 Le 03/09/2020 | Partager
Il se hisse au premier rang de tous les secteurs exportateurs
Forte hausse également à l’import des produits alimentaires

A fin juillet dernier, le secteur agroalimentaire accroche. Bien que la valeur à l’export soit en baisse de 4,7%, le secteur se positionne au premier rang de l’ensemble des activités exportatrices. Avec un chiffre d’affaires de plus de 35 milliards de DH, sa part a gagné 3,4 points à 26,1% du total des exportations.

echanges-exterieurs-035.jpg

Produits agricoles frais et transformés, poissons… sont plutôt stimulés par la crise pandémique. Ce poste occupe sur les 7 premiers mois le 1er rang à l’export et 4e à l’import

Covid-19 oblige, les transactions sur les denrées alimentaires restent soutenues. Surtout à l’import puisque les achats de produits alimentaires s’inscrivent en forte hausse de 23% sur la période. Ce qui place ces derniers au 4e rang des importations après les produits finis de consommation (voitures, électroménager…), les biens d’équipement et les divers intrants, qui eux ont fortement baissé.

Au terme des sept premiers mois, les échanges extérieurs des marchandises accusent une forte baisse à deux chiffres: 17%. En glissement trimestriel (comparaison entre les trois derniers mois et les trois mois d’avant), cette baisse est de 14% pour les importations et de 1,5% pour les exportations. C’est dire l’effet du confinement et du tassement des marchés extérieurs. D’où aussi la réduction, somme «artificielle» du déficit commercial de 22,3 milliards de DH et de la très légère amélioration (0,4 points) du taux de couverture à 58,3%.

La baisse des importations de biens s’explique par le recul des achats  de la quasi-totalité des produits finis de consommation, de l’énergie, des biens d’équipement, des demi-produits et des divers intrants. Seuls les produits alimentaires augmentent d’environ 6,6 milliards de DH.

La facture énergétique s’établit à 30,9 milliards de DH contre plus de 45 milliards, un an auparavant. Ce recul (-31,6%) est dû principalement à la baisse des approvisionnements en gas-oil et fuel-oil (-8,4 milliards de DH). C’est l’effet prix combiné à la baisse des volumes importés. Les prix ont ainsi dégringolé de  29,3% (4.022 DH/tonne à fin juillet 2020 contre 5.690 DH/tonne un an auparavant). Parallèlement, les quantités importées s’élèvent à 3,5 millions de tonnes contre 3,9 millions, soit une baisse de 11%.

transfert-mre-035.jpg

Après une stabilisation, les transferts des MRE ont amorcé une tendance baissière. Sur les sept premiers mois, ils se sont repliés de 3,2% à 36,14 milliards de DH

A l’export, la valeur totale des biens expédiés perd 28,6 milliards de DH à 140 milliards de DH. Et tous les secteurs participent au plongeon. L’industrie automobile en tête. Ce secteur a pratiquement perdu plus de 13 milliards en une année. L’explication tient principalement au recul des ventes de la construction (35,3%), du câblage (35%) et de l’intérieur véhicules et sièges (23,3%). La part de l’industrie automobile dans le total des exportations s’élève, ainsi, à 23,4% contre 27,2% un an auparavant.

Il est suivi par le textile et cuir  dont le manque à gagner s’élève à 6,6 milliards de DH, les phosphates et dérivés (1,3 milliard de DH). Les mines, l’électricité et l’électronique ayant été moins affectés. Leur manque à gagner s’établissant à quelques centaines de millions de DH.

                                                                                      

Services: L’excédent s’érode

Sur les sept premiers mois, la balance des échanges de services affiche un excédent en baisse de 27,8%. Il s’établit à 35,56 milliards de DH contre  49,3 milliards à la même période de 2019.
Le recul provient des recettes voyages, principale composante des exportations de services. Elles ont plongé de plus de 44% à 23,18 milliards de DH contre 41,46 milliards, une année auparavant. Les dépenses voyages reculent aussi de 48,4% à 5,70 milliards de DH. L’excédent de la balance voyages s’inscrit, ainsi, en baisse de 42,4% ou 12,57 milliards de DH.
La même tendance à la baisse affecte aussi le flux net des IDE. Leur volume s’étant établi à  9 milliards de DH contre 11,5 milliards un an auparavant.

A.G.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc