×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Les industriels du Nord dans l’expectative

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5798 Le 07/07/2020 | Partager
Les mesures d’accompagne­ment doivent être maintenues, selon Adil Rais
Les risques de dégraissage sont bien réels, surtout chez les filiales de multinationales
Le textile et l’automobile dans le flou

Les industriels de la région du Nord sont dans l’expectative. Alors qu’une grande partie des activités industrielles ont repris (automobile, textile, entre autres), «le manque de visibilité et l’absence de confiance créent un climat d’attentisme mal­sain», selon Adil Rais, président de la CGEM-Nord.

renault-tanger-098.jpg

L’automobile et le textile ont repris, mais leur visibilité est très limitée faute d’action de soutien (Ph. Adam)

«Les entreprises de la région ne cessent de demander si les mesures d’accompagnement seront reconduites», note le patron des pa­trons dans la région mais rien ne filtre du côté du gouvernement. Plusieurs d’entre elles n’auront d’autre choix que de tailler dans le vif, c’est-à-dire procéder à des licenciements massifs si le dispositif d’accompagnement n’est pas maintenu.

C’est surtout le cas pour les filiales de multinatio­nales. A l’inverse des entreprises à ca­pital marocain, les filiales des grands groupes internationaux sont soumises à des pressions importantes en ma­tière d’équilibre financier et de renta­bilité de la part des maisons mères et des marchés boursiers d’où une forte tentation pour alléger la masse sala­riale, les emplois menacés pourraient se chiffrer par milliers. Une tentation à laquelle les sociétés à capital 100% local sont moins exposées.

Jusqu’ici, les entreprises du sec­teur industriel ont survécu avec des mesures qui ont eu pour effet indési­rable d’augmenter leur embonpoint, c’est-à-dire leur endettement. «Il sera difficile pour les entreprises de maintenir ce niveau d’endettement qui risque de nuire à leur santé finan­cière», avertit Rais, une situation que l’attentisme actuel ne fait qu’empirer.

Les mesures d’aide par voie d’endet­tement devraient être complétées par un fonds de soutien pour consolider l’existant en matière de tissu indus­triel, note encore Rais, il y va de la survie de pans entiers de l’économie marocaine.

Par secteur, la situation reste hé­térogène. Si l’industrie du textile a réussi à reprendre, il n’en reste pas moins que la visibilité est limitée au mois d’août. Pour l’automobile, le redémarrage est en cours. Même si les ventes en Europe ont repris, les usines et les fournisseurs marocains tarderont à reprendre leurs niveaux d’avant, du moins jusqu’à l’écou­lement des stocks chez les conces­sionnaires du Vieux continent et le maintien des offres promotionnelles. Au-delà, le flou subsiste et n’aide pas à se faire une idée sur les perspectives futures. En tout cas, selon Rais, «re­venir aux niveaux de 2019 sera long et pénible».

Qu’en est-il de la préférence nationale?

L’idée de la préférence nationale et de la favorisation de la consommation des produits fabriqués au Maroc n’a pas fait long feu. Elle semblait pourtant comme une piste de choix pour maintenir les postes d’emploi marocains et encourager le secteur industriel. D’autant plus qu’en cette période, avec la baisse des rentrées de devises, elle semblait adaptée à la perfection à cette situation.

Ali ABJIOU

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc