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Economie

Contaminations: Un relâchement qui pourrait coûter cher

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5796 Le 03/07/2020 | Partager
Le virus est toujours là, les comportements individuels restent décisifs!
L’économie ne supportera pas un nouveau choc sanitaire
L’intensification des tests essentielle pour détecter les cas asymptomatiques

Un total de 228 décès (au 2 juillet 2020 à 10H), un taux de létalité de 1,8%, un taux de guérison de près de 71,4% (au 1er juillet)... Comparée à d’autres pays, la situation épidémiologique du Maroc reste bien maîtrisée. Pourtant, le risque d’une aggravation est bien là.

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Après être descendu le 5 juin dernier à 595, le nombre de cas actifs de Covid-19 enregistrés a commencé à s’accroître progressivement pour remonter à 3.382 au 1er juillet. L’augmentation de la cadence des tests quotidiens a permis de découvrir de nouveaux clusters. Ce qui explique, en partie, cette tendance.

Après l’allègement des mesures de confinement, entamé le 25 juin dernier, un relâchement général a été constaté. Entassés dans des souks, des plages, des magasins, marchant dans la rue sans masques… Nombreux sont ceux qui semblent avoir tourné la page du Covid-19 avant l’heure. «Nous n’en avons pas encore fini avec la première vague de contaminations pour en entamer une deuxième.

Le virus est toujours là parmi nous, ce que les gens semblent oublier», relève le directeur du laboratoire de virologie de l’université Hassan II de Casablanca, Moulay Mustapha Ennaji. «Nous risquons de voir la situation se détériorer, surtout que nous nous apprêtons à ouvrir nos frontières. Les comportements individuels seront décisifs, sachant que nous n’avons pas encore de vaccin. Nous devons garder les bavettes, respecter la distanciation corporelle et éviter les rassemblements. Ces trois mesures sont essentielles», insiste-t-il.

Concernant l’augmentation des cas d’infections détectés ces deux dernières semaines (jusqu’à 563 au 24 juin), suite à la découverte de nouveaux clusters, notamment industriels, le virologue voit le phénomène d’un bon œil. «Au début, nous étions à 300 tests par jour.

Aujourd’hui, nous en sommes à 27.000, et l’objectif est d’aller à 40.000 quotidiennement pour atteindre un total de 2 millions. Ces tests permettent de diagnostiquer les cas asymptomatiques qui auparavant étaient ignorés et contaminaient leur entourage», explique Moulay Mustapha Ennaji. Plus on procède à des tests, plus on détecte tôt les cas, et plus on réduit le coût des hospitalisations.

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Le plus grand nombre de nouvelles infections quotidiennes a été enregistré le 24 juin dernier avec 563 cas. Le pire est-il derrière nous? Si le relâchement de la population, y compris dans les lieux de travail, se poursuit, rien n’est moins sûr…

Au Maroc, la part des cas asymptomatiques est aux alentours de 40%. L’économie, au même titre que les caisses de l’Etat, ne pourrait pas encaisser un nouveau choc sanitaire ou un reconfinement. La conjoncture est déjà suffisamment morose avec des faillites et licenciements qui arrivent à grands pas. La Banque mondiale prévoit une récession de 4% en 2020 pour le Maroc.

Dans le monde, des pays qui pensaient en avoir fini avec la pandémie ont récemment découvert de nouveaux foyers de contamination, tels que l’Allemagne, la Corée du Sud, ou encore la Chine. Tandis que d’autres semblent déjà entamer une deuxième vague de contaminations beaucoup plus sévère, à l’instar des Etats-Unis.

Mercredi dernier, à 20h30, le pays a annoncé un record de 52.898 nouvelles infections au coronavirus en 24 heures, portant le total des cas enregistrés à 2,7 millions (128.028 décès). Certains Etats américains ont ainsi dû mettre en suspens leur plan de déconfinement. 

Lundi dernier, l’OMS a déclaré que la pandémie «s’accélère». «La dure réalité est que c’est loin d’être fini», avait confié son directeur général, Tedros Adhanom.

Ahlam NAZIH

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