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Economie

Baisse trompeuse du déficit commercial

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5796 Le 03/07/2020 | Partager
-12% à fin mai sous l’effet de la forte contraction des échanges
La part de l’automobile dans l’export baisse de 6,7 points
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La crise s’est reflétée non seulement sur  le rendement des recettes touristiques mais aussi sur les transferts des marocains résidant à l’étranger

L’allégement du déficit de la balance commerciale de 12% à fin mai aurait été une bonne nouvelle si cela n’avait pas de lien avec la crise Covid-19: il s’est établi à 73,7 milliards de DH contre 83,7 milliards sur la même période de l’année dernière. Il cache en réalité une forte baisse des échanges commerciaux. Les importations, marquées structurellement par les achats de biens d’équipement et des demi-produits, décrochent de 16,9%.

En glissement trimestriel, le fléchissement est de 21,5% reflétant en partie le ralentissement économique avec l’arrêt des chantiers durant la période de confinement. A l’exception des produits alimentaires, principalement le blé et l’orge, qui marquent une progression de 23,7%, tous les achats à l’étranger sont en recul.

Les biens d’équipement ont chuté de 19,8%, les demi-produits de 16,2% et les produits bruts de 22,2%. Les importations des produits finis de consommation et les produits énergétiques sont respectivement en retrait de 23,6% et 28,8%.  Le recul de la facture énergétique est sur la même tendance. Les quantités importées sont en retrait de 13,8% et les prix de 24,9%.

Sans surprise, l’arrêt des économies européennes au plus fort du confinement rejaillit sur l’export.  Les activités industrielles dépendant des chaînes de valeur mondiales, notamment l’automobile, l’aéronautique, l’électronique et le textile-habillement sont fortement impactées.

Le chiffre d’affaires à l’export de l’automobile plonge de 39,4% à fin mai, à 21,3 milliards de DH. Le fait marquant est la réduction de la part de ce secteur dans le total des exportations: 21,1% à fin mai contre 27,8% un an auparavant. Dans l’automobile une régression des ventes du câblage (-48,6%), de la construction (–41,5%) et de l’intérieur véhicules et sièges (-36,5%) est relevée.

Le textile et cuir est affecté par le recul des ventes des vêtements confectionnés et celles des articles de bonneterie. Dans une interview accordée à L’Economiste (voir notre édition du n°:5789 du 24/06/2020) Mohamed Boubouh, président de l’Amith, a souligné que «les entreprises textiles ne perdent pas de vue le fait que cette crise a indiscutablement chamboulé la cartographie du sourcing mondial, ouvrant une nouvelle fenêtre d’opportunité pour l’offre textile marocaine.

Les donneurs d’ordre étrangers affichent aujourd’hui une volonté claire de réduire leur dépendance au sourcing asiatique en faveur d’un approvisionnement de proximité offrant plus de flexibilité, de réactivité, et une meilleure gestion des stocks».

Khadija MASMOUDI

 

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