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Economie

Banque mondiale: Perspectives en berne pour le Maroc

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5778 Le 09/06/2020 | Partager
Un taux de croissance négatif du PIB réel de l’ordre de -4% en 2020
Conséquences de la crise sanitaire, sécheresse…
La plus forte récession planétaire depuis la Seconde Guerre

Choc massif et brutal, grave récession... Ce sont les mots utilisés par la Banque mondiale pour démonter l’impact produit par la pandémie de coronavirus (Covid-19) et par les mesures d’arrêt de l’activité prises pour l’enrayer. Le PIB mondial diminuera de 5,2% cette année, ce qui représente la plus forte récession planétaire depuis la Seconde Guerre mondiale, selon les nouvelles prévisions économiques de l’institution publiées le 8 juin. Le scénario de base prévoit un rebond mondial à 4,2% en 2021.

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Si tout va pour le mieux pour le Maroc, une remontée de la courbe n’est pas exclue et pourrait avoisiner les 3,4% en 2021, estime la Banque mondiale. Dans son édition d’avril 2020, l’institution avait prédit un crash plus dur pour l’économie marocaine cette année (-1,7%). Le ralentissement de la croissance marocaine est aussi le scénario anticipé par la majorité des institutions aussi bien nationales qu’internationales (HCP, FMI…) (Ph. AFP)

En attentant, toutes les régions devraient prendre leur mal en patience. Sans surprise, l’activité économique de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena) devrait se contracter de 4,2% sous l’effet de la pandémie et de l’évolution du marché du pétrole (ce qui est loin de la croissance de 2,4% prévue dans l’édition de janvier). Le Maroc ne sera pas épargné avec une croissance toujours en berne.

De 2,3% en 2019, il faudrait s’attendre à un taux de croissance négatif du PIB réel de l’ordre de (-4%) en 2020. Si tout va pour le mieux, une remontée de la courbe n’est pas exclue et pourrait avoisiner les 3,4% en 2021. Dans son édition d’avril 2020, la Banque mondiale avait prédit un crash plus dur pour l’économie marocaine cette année (-1,7%, cf. édition N° 5739 du 13/04/2020). Car elle pâtira à moyen terme des conséquences de la pandémie de Covid-19 et de la sécheresse. Les perspectives demeurent assujetties à d’importants risques de détérioration, notamment si la crise sanitaire et économique venait à s’aggraver et se prolonger.

Le ralentissement de la croissance marocaine est aussi le scénario anticipé par la majorité des institutions aussi bien nationales qu’internationales (HCP, FMI…). En comparaison avec d’autres pays de la région,  la Tunisie et l’Algérie devraient enregistrer respectivement cette année, un taux de croissance de l’ordre de -4% et -6,4%. C’est l’Egypte qui s’en sortirait le mieux: 3%. Globalement, les pays exportateurs de pétrole sont pénalisés par l’effondrement des prix du pétrole et de la propagation de la pandémie. Quant aux importateurs de pétrole, ils sont impactés par l’affaiblissement des économies avancées et des grands pays émergents, des perturbations causées par les mesures de riposte à la pandémie et de la baisse probable du tourisme.

L’investissement devrait rester atone dans le climat d’incertitude qui règne, tandis que la consommation sera limitée par les mesures de riposte à la pandémie. Le niveau élevé de la dette publique est un autre obstacle à la croissance des pays importateurs de pétrole. D’où la nécessité de l’avancement des réformes. Du côté des risques, les effets de contagion de la crise sanitaire qui touche les grands partenaires commerciaux tels que les pays de la zone euro et la Chine sont déjà considérables et pourraient s’intensifier.

Ce que dit Coface

Tandis que plusieurs pays lancent leur programme de déconfinement, «la reprise progressive et partielle ne gommera pas les effets du confinement sur la croissance mondiale». Dans ce contexte, Coface prévoit dans son baromètre risques pays et sectoriels 2e trimestre 2020 que «l’ampleur de la récession cette année (baisse du PIB mondial de 4,4%) sera plus forte qu’en 2009». Malgré la reprise attendue en 2021 en cas d’absence de 2e vague d’épidémie (+5,1%), le PIB resterait 2 à 5 points inférieur à celui de 2019 aux Etats-Unis, en zone euro, au Japon ou encore au Royaume-Uni. De surcroît, les défaillances d’entreprises dans le monde devraient augmenter d’un tiers d’ici 2021 par rapport à 2019. En plus des transports, la pandémie fragilise davantage les secteurs déjà vulnérables: automobile, métallurgie, distribution et textile-habillement. A noter que Coface attribue désormais la note B (risque assez élevé) pour le Maroc.

Fatim-Zahra TOHRY

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