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Economie

La grêle ravage plusieurs cultures à Fès-Meknès

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5778 Le 09/06/2020 | Partager
Plus de 9.100 ha affectés par la tempête du 6 juin 2020
Rosacées, céréales et cultures maraîchères… abîmées
La plupart des provinces et communes rurales sinistrées
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Plusieurs agriculteurs de la région Fès-Meknès ont vu la grêle détruire leurs arbres fruitiers et cultures maraîchères et céréalières. La tempête de grêle qui a frappé samedi dernier la région a affecté une superficie qui pourrait atteindre 9.100 hectares (Ph. YSA)

Arbres abîmés, branches cassées et fruits amochés…les agriculteurs de la région Fès-Meknès constatent leurs pertes. La violente tempête de grêle qui a frappé ce 6 juin 2020 la région a affecté une superficie qui pourrait atteindre 9.100 hectares, d’après les estimations du ministère de l’Agriculture.

En effet,  pas moins de 27 communes rurales de la région sont concernées. «La plupart des provinces de la région ont été touchées, à l’exception de la province de Taounate», lit-on dans un communiqué du département d’Aziz Akhannouch, précisant que «l’intensité de la tempête au niveau de certaines zones a causé des dégâts sur plusieurs cultures et certaines infrastructures agricoles».

Pour rappel, de forts orages accompagnés de chute de grêle, se sont abattus sur la ville de Fès et ses environs, samedi en fin d’après-midi. Une tempête similaire avait été enregistrée début mai au niveau de la région. Celle-ci avait détruit la quasi-totalité des récoltes de certains petits agriculteurs, alors que les grandes exploitations se disaient moins vulnérables.

Vu leurs superficies, il est rare qu’elles soient atteintes à 100%. D’autant plus qu’elles subissent des dommages sur le long terme, la grêle cassant les branches, perturbant la croissance des plants des arbres fruitiers et des vignes. Même si ce phénomène atmosphérique est marqué par son passage rapide (une vingtaine de minutes), la tempête de samedi dernier a eu cependant des conséquences énormes sur les biens. Ainsi, plusieurs localités (Fès, Imouzzer, Ifrane...) ont été recouvertes de grêlons, engendrant de gros dégâts.

Immédiatement après la tempête, des comités provinciaux composés des services du ministère et de représentants de la Chambre régionale d’agriculture, ainsi que des représentants de la Fédération interprofessionnelle marocaine de l’olive (Interprolive) et de la Fédération interprofessionnelle de la filière de l’arboriculture fruitière au Maroc (FEDAM), se sont rendus sur le terrain pour examiner la situation et identifier les impacts potentiels sur les différentes cultures.

Selon le ministère de l’Agriculture, «les dégâts survenus suite à cette tempête concernent les arbres fruitiers (les rosacées et l’olivier) et les cultures maraîchères et céréalières. Des dégâts allant de 20 à 80% ont été enregistrés, selon la culture et la province».

Le département de l’Agriculture indique que les détériorations sont minimes dans les exploitations équipées en filets anti-grêle ou situées dans les zones équipées de générateurs anti-grêle. Notons que la région compte 6.260 hectares équipés en filets anti-grêle subventionnés par le Fonds de développement agricole, pour une enveloppe de 310 millions de DH, et 68 générateurs anti-grêle.

Signalons enfin que le secteur des rosacées fruitières occupe, dans la région Fès-Meknès, une place de choix et contribue de manière importante à la production avec 80% de la production nationale de cerises, 66% de la production nationale de prunes et 40% de la production nationale d’amandes.

                                                                         

Les explications d’un climatologue

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«Fès a connu des giboulées qui sont de brèves averses accompagnées de vent et de grêlons (diamètre > 5 mm), se mêlant à la pluie», explique Mohamed Hanchane, professeur de climatologie à la faculté des sciences de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdallah de Fès. «Cette averse, phénomène se produisant notamment en cette période de l’année dans des régions géographiques comme Fès (continentalité et proximité de la montagne), est survenue suite à une différence de température entre la surface et la haute troposphère», précise le professeur, rappelant que «depuis plus d’une semaine, le Maroc a vécu une vague de chaleur qui a surchauffé la surface du sol». Depuis vendredi, une coulée froide en provenance du nord dirigée par une dépression sur l’Europe de l’ouest et pénétrant au Maroc par l’ouest (isotherme -40°C et 35°C et isohypses entre 944 et 952 damgp), a rendu l’air instable. «Instabilité qui a engendré des phénomènes d’ascendance violents au niveau de l’air chaud et humide qui s’est condensé rapidement et a donné lieu à une forte coalescence des gouttelettes d’eau qui se sont transformées en grêlons d’une grande taille», conclut Hanchane.

Youness SAAD ALAMI

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