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Economie

Des élèves de lycées français obligés de passer l'examen!

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5774 Le 03/06/2020 | Partager
Relevant d’établissements non homologués, un traitement différencié leur est imposé
Ils passent les épreuves en septembre, entre-temps, ils ratent des concours
Les parents crient à la discrimination
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Une centaine de candidats relevant de quatre lycées au Maroc (Casablanca, Rabat et Oujda) sont contraints de passer les épreuves du bac en septembre. Tous les élèves des établissements français hors contrat à l’international sont concernés par cette situation (Ph. Jarfi)

A l’annonce de l’annulation des épreuves du baccalauréat (et du brevet) français début avril dernier, parents et élèves ont poussé un ouf de soulagement. Car passer un examen aussi important dans des conditions de stress extrême imposé par la crise du Covid-19, s’avère délicat. Seules les notes du contrôle continu (hors période de confinement) seront donc comptabilisées.

Toutefois, tous les élèves du système français ne sont pas concernés par cette décision. «Les lycées français hors contrats ont été dans un premiers temps exclus, ce qui avait soulevé un tollé. Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, s’est ensuite rattrapé pour les inclure dans la décision, mais seulement ceux établis en France. Ceux de l’étranger ont été écartés, sans aucune explication», regrette Rim Haroun, représentante des parents d’élèves des lycées hors contrat au Maroc, qui se sont constitués en groupement.

Les élèves marocains de ces établissements français non homologués se trouvent pénalisés par rapport à leurs camarades suivant le même système, selon les parents qui crient à l’injustice et à la discrimination. «Ils évoluent exactement dans le même système, avec les mêmes enseignants qui tournent entre les établissements, ils possèdent des livrets de notes scolaires disponibles au niveau de l’ambassade… D’habitude, ils passent le baccalauréat français, avec un statut de candidat libre scolarisé», précise Rim Haroun.

Les candidats au bac des établissements non homologués doivent donc passer les épreuves en septembre. Une centaine d’élèves, relevant de quatre lycées, sont concernés par cette décision au Maroc. «Ce sera un baccalauréat de la dernière chance. Ceux qui ne réussiront pas à décrocher le bac sur la base des notes du contrôle continu passeront l’examen de septembre en guise de rattrapage», relève la représentante des parents.

D’ici septembre, les élèves auront raté des concours, comme celui de médecine au Maroc. Leurs projets d’inscription dans des établissements étrangers s’en trouveront également chamboulés.

Ahlam NAZIH

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