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Economie

Coût de l’alimentation: Tout se stabilise sauf le poisson

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5752 Le 30/04/2020 | Partager
Retour à la normale des prix des légumes, viandes, dattes et légumineuses
En revanche, sardine, maquereau, anchois et chinchard affichent des niveaux élevés
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Au détail, ces prix sont multipliés par 8, voire plus. Pour les autres variétés de poisson dites nobles, la mercuriale de l’ONP ne donne aucune indication

Le ministère de l’Agriculture et de la Pêche se veut toujours rassurant sur l’état d’approvisionnement et des prix du marché alimentaire. En concertation avec les autres départements, il constate que «les différentes places de distribution sont bien fournies en produits les plus consommés durant le mois de jeûne».

C’est le cas des céréales, légumes, viandes, lait et beurre. Mieux, «les prix des légumes, notamment les tomates et les oignons affichent des niveaux inférieurs de 20 à 30% par rapport  à ceux enregistrés durant le mois du Ramadan 2019», se félicite le ministère. Cette situation est due, malgré le contexte sanitaire actuel, à la production de l’oignon vert et à l’offre en tomate qui dépasse également la demande de près de 33%.

Pour les légumineuses qui avaient connu une demande inhabituelle, à la veille du mois du Ramadan, il est observé un retour progressif à la normale. Les prix des pois chiches et des fèves sont actuellement au même niveau que ceux de l’année dernière. Par contre, les lentilles sont en hausse de 20% en comparaison avec la même période de 2019.

En ce début du mois de jeûne, les prix des viandes rouges ont marqué une baisse de 6% en raison de l’importance de l’offre suite aux effets de la sécheresse. Mais les prix au détail restent à un niveau élevé. Dans les magasins de grande surface et boucheries modernes de quartier, ils représentent le double de la première vente.

En revanche, les prix du poulet vif, peu consommé durant le mois de Ramadan, sont en chute de 25% départ élevage. De même, les prix des dattes restent stables à des niveaux jugés abordables. Stade détail,  ils varient entre 20 et 35 DH/kg selon les variétés et la qualité.

Pour ce qui est des fruits et légumes, la situation est appelée à s’améliorer davantage avec l’arrivée en production des cultures printanières. Les programmes déployés enregistrent à ce jour un taux de réalisation de 92%. Le reste sera installé d’ici la première décade du mois de mai.

Au chapitre de la pêche maritime, l’offre devrait également se développer dans les prochaines semaines. Surtout, avec l’entrée en pleine production de certains petits pélagiques tels le chinchard et le merlu. En revanche, la production de sardine et maquereau ne connaîtra sa vitesse de croisière qu’à partir de fin juin prochain. Actuellement, l’offre, à l’état frais, reste très modeste pour ces deux variétés dont les prix au détail enregistrent une forte flambée. Entre 20 et 25 DH/kg sur certains marchés de quartiers résidentiels.

Pour ce qui est du poisson blanc et autres fruits de mer, les prix sont quasiment prohibitifs. D’ailleurs, la mercuriale de l’Office national des pêches occulte la totalité du poisson noble.
Pourtant, le même organisme précise que «les débarquements se situent au niveau des moyennes habituelles observées sur la période: 1.900 tonnes/jour depuis début mars. Mais l’Office promet une amélioration de l’offre avec l’avènement des campagnes de certaines espèces, dont des petits pélagiques.

«Grâce à l’augmentation attendue des volumes, les niveaux des prix devront être maintenus à des niveaux stables», annonce l’ONP. Et de préciser que «toutes les mesures ont été prises afin d’offrir les produits de la pêche à des prix accessibles au niveau des marchés de première vente et des marchés de gros». Reste à garantir des prix abordables pour le consommateur. C’est à se demander selon  quelle gymnastique l’Office va-t-il procéder dans un marché supposé libre de par la réglementation?

A.G.

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