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Economie

Campagne céréalière: 30 millions de quintaux à récolter

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5748 Le 24/04/2020 | Partager
La production en retrait de 42% par rapport à la saison dernière
Les autres cultures affichent un profil favorable
Les premières estimations du ministère de l’Agriculture

Comme attendu, les premiers résultats de la campagne agricole font état d’une forte baisse de la production céréalière et d’une situation normale des autres cultures. L’explication tient, bien évidemment, à la pluviométrie enregistrée. Le déficit à ce niveau est de l’ordre de 34% par rapport à la moyenne des 30 dernières années, rappelle le ministère de l’Agriculture. En comparaison avec la saison précédente, elle-même déficitaire en pluviométrie, le manque de pluie s’établit à 25%.

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Sur les six dernières années, l’import des 4 principales céréales (blé tendre, dur, orge et maïs)  a porté en moyenne sur 64 millions de quintaux dont le tiers de maïs. Pour le moment, le pays disposerait d’un stock couvrant 4,5 mois de besoins 

L’impact de ce recul a été exacerbé par la mauvaise répartition dans le temps et dans l’espace. La campagne a ainsi connu de faibles précipitations à tous les stades de développement des céréales et a été également caractérisée par de longues périodes sèches (près de 40 jours) pendant les périodes de tallage et de montaison.

Le déficit pluviométrique a touché toutes les régions céréalières à un degré plus au moins important. Dans la Chaouia et le Haouz, ce déficit a été de 50% en moyenne. Dans le Saïss, le pré-Rif et le Nord, il a varié entre 30 et 45% avec un niveau de précipitation relativement favorable pour la croissance et le développement des céréales. Ainsi, la campagne agricole a été moyenne dans le Saïss et le Gharb et faible dans le reste des régions.

Sur ces bases, l’estimation prévisionnelle de la production des trois céréales principales est de 30 millions de quintaux, soit 42% de moins par rapport à la campagne précédente. Laquelle a été également en retrait par rapport à la saison 2017-2018.

Rapporté à cette campagne, le plongeon s’établit à plus de moitié. Il est à noter que malgré cette baisse, l’approvisionnement du marché en céréales demeure assuré avec un stock couvrant les besoins du pays pour plus de 4,5 mois. Ce stock est renouvelé en permanence à travers les différentes mesures prises par le gouvernement. Dès l’apparition des premiers signes de sécheresse, il a été procédé au gel des droits d’importation sur le blé tendre et l’orge.

La  production estimée est issue d’une superficie céréalière semée  de 4,3 millions d’hectares dont 2 millions dont près de la moitié a été perdue. Une partie a été reconvertie en parcours pour les animaux. Par espèce, la production céréalière prévisionnelle se répartit en 16,5 millions de quintaux de blé tendre, 7,5 millions de blé dur et 5,8 millions de quintaux d’orge.

Le ministère de l’Agriculture estime que l’impact sur cette situation combiné aux effets de l’état d’urgence sanitaire n’aurait qu’une incidence de 5% sur le PIB agricole. Ce dernier se situerait aux alentours de 105 milliards de DH contre 125 milliards, l’année dernière. En dehors des céréales, toutes les autres cultures affichent un état normal, voire, pour certaines, en amélioration par rapport à la campagne précédente.

Le ministère cite, dans ce cadre, l’arboriculture fruitière, notamment les agrumes et les olives qui sont en état de floraison. Pour les cultures annuelles, les assolements d’hiver sont bien équilibrés et assurent une bonne  production pendant toute cette période printanière. Il s’agit des tomates, pommes de terre, oignons, aubergines, navets, artichauts, petits pois...
Les cultures sucrières ne sont pas en reste. Dans certains périmètres comme le Tadla et le Gharb, les estimations tablent sur des rendements record pour la betterave à sucre.

Par ailleurs, les assolements des cultures semées au printemps en grande partie dans les zones irriguées évoluent dans de bonnes conditions. De même, des  dispositions ont été prises pour les assolements des cultures d’été dont la production est mise en marché pendant la période de septembre à décembre, qui coïncide avec le démarrage de la prochaine campagne agricole.

Pour l’élevage, les dernières pluies, et le lancement du plan de sauvegarde du cheptel ont contribué à l’amélioration de l’alimentation du bétail. L’état des parcours s’est amélioré dans plusieurs régions. Les pluies attendues durant les 2 semaines à venir devraient encore renforcer le couvert végétal.

A.G.

 

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