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Economie

Conjoncture: Forte détérioration du moral des ménages

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5745 Le 21/04/2020 | Partager
Tous les indicateurs sont en berne au 1er trimestre
Chômage, niveau de vie, alimentation, les poches d’inquiétude
Le mois de mars dernier, le détonateur

Les ménages broient du noir au premier trimestre 2020. Selon les résultats de l’enquête permanente du  HCP, le moral des ménages s’est fortement détérioré  aussi bien par rapport au trimestre précédent qu’en comparaison au même trimestre de l’année précédente. C’est bien évidemment l’effet du coronavirus combiné au spectre de la sécheresse.  L’indice de confiance des ménages (ICM) s’est ainsi établi à 75,7 points contre 79,1 une année auparavant.

La dégradation touche toutes les composantes de l’indice: niveau de vie, chômage, opportunité à effectuer des achats de biens durables et la situation financière.

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Sur les 12 prochains mois, 28,5% des ménages s’attendent à une dégradation du niveau de vie, alors que 24% espèrent un maintien au même niveau. Le solde d’opinion relatif à cet indicateur atteint son niveau le plus bas depuis le 4e  trimestre de 2016 et s’établit à 4,6 points, en dégradation aussi bien par rapport au trimestre précédent que par rapport au même trimestre de l’année précédente

En ce qui concerne le pouvoir d’achat, pas moins de 42,2% des ménages déclarent une dégradation au cours des 12 derniers mois, 35,4% un maintien au même niveau et 22,4% une amélioration. Le solde d’opinion sur l’évolution passée du niveau de vie est resté négatif, à moins 19,8 points contre moins 15 au même trimestre de l’année passée. La situation devrait encore s’aggraver pour 28,5% des ménages sur les 12 prochains mois alors que 47,5% s’attendent au statu quo. Et près du quart entrevoit une amélioration. 

Le solde d’opinion de cet indicateur atteint son niveau le plus bas depuis le 4e trimestre de 2016 et s’établit à 4,6 points, en dégradation aussi bien par rapport au trimestre précédent qu’en comparaison avec le même trimestre de l’année précédente.
C’est la hantise du chômage qui explique, pour l’essentiel, la perception affichée par les ménages. Ils sont près de 80% à redouter une hausse du chômage sur les 12 prochains mois contre 8,4 qui espèrent une stabilisation.

De plus le pessimisme entoure la perspective de la situation financière. Si une majorité (62,7%) des ménages estimait couvrir ses besoins par leurs revenus, la situation s’est probablement inversée dès le mois de mars avec le déploiement de l’état d’urgence sanitaire. D’ailleurs, plus du tiers des ménages déclarent une dégradation de leurs finances sur les 12 derniers mois et moins de 10% perçoit une stabilisation.  

S’agissant de l’évolution de leur situation financière au cours des 12 prochains mois, 24,9% contre 16,3% des ménages s’attendent à une amélioration. Le solde d’opinion de cet indicateur atteint son niveau le plus bas depuis le premier trimestre de 2017 et s’établit à 8,5 points contre 20,7 un an auparavant.

Sur ces bases, la conjoncture est perçue peu favorable à l’achat des biens durables. Plus de la moitié des ménages considère que la conjoncture n’est pas favorable aux achats de biens durables. Le solde d’opinion de cet indicateur est resté négatif, passant à moins 32,6 points au premier trimestre contre moins 36,3 le même trimestre de l’année 2019.

La flambée de l’alimentaire redoutée

Au premier trimestre, près de 83% des ménages déclarent que les prix des produits alimentaires ont augmenté au cours des 12 derniers mois contre une proportion minime (0,1%) qui ressent leur diminution. Le solde d’opinion est ainsi resté négatif, à moins 82,8 points, après avoir été de moins 85,1 points le trimestre précédent.
Sur les 12 prochains mois, les prix des produits alimentaires devraient continuer à augmenter selon 82,8% des ménages contre 0,2% seulement qui s’attendent à leur baisse. Le solde d’opinion est ainsi resté négatif, se situant à moins 82,6 contre 87,5 une année passée.

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A.G.

 

 

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