×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Notation: Le Maroc maintient son grade

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5738 Le 10/04/2020 | Partager
Le Royaume préserve ses acquis auprès des agences d’évaluation
La bonne gestion de la pandé­mie va permettre d’en réduire les effets sur l’économie

Comme nous l’annoncions dans notre édition du 8 avril, le Maroc a maintenu ses notes auprès des prin­cipales agences de notation mondiales. La dernière en date n’est autre que la prestigieuse Standard & Poor’s qui a confirmé l’Investment Grade (BBB) dans un contexte, le moins que l’on puisse dire, difficile de crise sanitaire mondiale induite par le coronavirus.

Ainsi, l’agence d’évaluation finan­cière garde les perspectives du Maroc stables. Elle pense, en effet que «l’im­pact économique et budgétaire défavo­rable de la pandémie de Covid-19 sera maîtrisé sans endommager durable­ment et structurellement les paramètres de crédit».

Ceci-dit, l’épidémie et ses implications sur l’activité économique entraîneront, d’après les analystes de S&P, un net ralentissement cette année, le PIB tend à stagner en raison de la contraction des exportations ainsi que de la stagnation de la consommation et des investissements.

Le HCP va même plus loin envisageant même un scéna­rio de récession pour cette année (cf. e-leconomiste n° 5736). S&P est plus optimiste puisque ses analystes tablent pour une reprise de l’activité au cours du second semestre. Ils préviennent toutefois qu’elle sera «fragile».

«La situation évoluant en permanence, il est difficile de prédire quand l’activité va rebondir», prévient l’agence. Pour­tant, S&P est convaincue qu’une fois l’effet du coronavirus contenu, que les autorités vont poursuivre les réformes structurelles économiques et budgé­taires. Cela devrait induire une amélio­ration des performances économiques et budgétaires et une baisse graduelle du déficit de la balance courante.
Le rebond de la croissance attendu dès 2021
L’agence a, à ce titre, salué la nou­velle étape franchie sur la voie pro­gressive de la libéralisation du régime monétaire à travers l’élargissement de la fourchette de fluctuation du dirham à 5% le mois dernier. «Nous pensons que cela contribue à améliorer la com­pétitivité extérieure du pays et sa capa­cité à résister aux chocs macroécono­miques externes, y compris l’actuel», soutiennent les analystes.

Si le déficit budgétaire se creuserait à 5,2% du PIB fin 2020 et la dette pu­blique nette atteindrait 55,4%, la situa­tion devrait s’améliorer avec le rebond économique auquel s’attend S&P en 2021. Année au cours de laquelle le déficit budgétaire se réduirait à 4% du PIB et de la dette publique nette à 55%.

La croissance aussi rebondirait en moyenne à 4,8% entre 2021 et 2022, selon les analystes de S&P. Elle serait soutenue par le rebond attendu de 2021, l’amélioration des performances dans les secteurs non agricoles et la résilience du secteur agricole.

«Nous nous atten­dons également à ce que l’environne­ment des affaires et la demande exté­rieure soient rétablis après la récession et soutiennent la reprise régulière de la production non agricole», se projettent-ils. Espérons qu’ils aient raison.

M.A.B.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc