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Economie

MHE: «Les masques sont aux normes, nous les portons tous!»

Par Youness SAAD ALAMI - Radia LAHLOU - - | Edition N°:5738 Le 10/04/2020
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Près de 8 millions de masques déjà distribués aux secteurs les plus sensibles en premier
Interdiction aux épiciers de vendre à la pièce, des paquets de 10 proposés pour ce circuit
Il n’est pas non plus question d’exporter la production pour l’instant
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«Toutes les normes qui réglementent la fabrication, la performance et les tests d’essai de ces masques, sont prises en considération et ont été validées par la commission nationale de normalisation…Ce sont ces mêmes masques fabriqués au Maroc que nous mettons tous», rassure Moulay Hafid Elalamy (Ph L’Economiste)

- L’Economiste: Aujourd’hui, certains masques mis sur le mar­ché présenteraient un risque pour la santé... Comment produire des masques dont la qualité de protec­tion ne laissera aucun doute?
- Moulay Hafid Elalamy:
L’ins­truction donnée est de produire des masques accessibles aux citoyens, qui respectent les exigences de fabri­cation et de performance recomman­dées par les normes internationales. Ces masques qui couvrent le nez, la bouche et le menton, répondant aux spécifications techniques de filtration, d’imperméabilité aux gouttelettes de salive, et de respirabilité. Un mar­quage obligatoire est consigné par les fabricants et les fournisseurs sur l’emballage de ces masques à usage unique, qu’il faut changer toutes les 4 heures. Nous sommes en train d’ap­provisionner le marché national. J’in­siste sur le fait qu’il s’agit de masques barrières et non pas à usage médical. Les masques médicaux sont exclusi­vement réservés au personnel médi­cal et aux patients. Pour ce qui est des masques barrières, ils complètent tous les gestes humains qui sont recom­mandés pour la santé et la sécurité. Notons que les Marocains en période de confinement, doivent, s’ils sortent, respecter la distance minimale. Et les masques qui leurs sont proposés à un prix subventionné par le fonds co­vid-19 sur instruction royale (0,8 DH) complètent ces mesures barrières.

- Justement, de quelle manière s’effectue la distribution de ces masques à l’échelle nationale? Sur­tout, que l’on signale une pénurie au niveau de plusieurs régions…
- Nous avons orienté toute la production vers les points de vente et tous les commerces concer­nés par cette opération de distribution. Pour y parvenir, nous avons mis en contact les produc­teurs et industriels, avec les responsables de ces points de vente. Le mot d’ordre est de mieux les servir avec les quantités produites au quotidien. Nous avons également mobilisé les distributeurs de produits de grande consommation, ainsi que les fabricants-distribu­teurs de certains produits comme le lait, notam­ment Danone et Copag, pour alimenter et appro­visionner le commerce de proxi­mité. Cet approvisionnement se fait de manière progressive. Pourquoi? Il faut souligner qu’il y a un afflux massif sur les masques et toutes les quantités présentées au niveau des GMS sont épuisées dans l’heure qui suit. Depuis mercredi 8 avril 2020, plus de 7,8 millions de masques ont été distribués et l’approvisionne­ment avance progressivement en vu de couvrir tous les points de ventes et rendre les masques accessibles partout.

- Avec près de 8 millions de masques à usage unique, il est difficile d’assurer une autonomie pour un marché de plus de 40 mil­lions de Marocains…
- D’abord, n’oublions pas que nous sommes en confinement. Ce qui veut dire que nous devons nous protéger et limiter au maximum nos déplacements. Néanmoins, nous avons dépassé une production quotidienne de plus de 3,3 millions de masques. Mardi prochain, nous allons dépasser les 5 millions de masques produits. Il s’agit d’une production journalière qui sera da­vantage renforcée. Mais, d’ores et déjà, nous avons coordonné avec les différents fabricants qui mettent sur le marché des paquets de 50 et 100 masques barrières, d’en proposer aussi des paquets de 10. Ceci afin d’éviter une vente au détail ou à la pièce, qui est désormais interdite. Ces paquets de 10 seront destinés au commerce de proximité et petits commerçants.

- Vous parlez d’autonomie pour le marché marocain sous peu, pour que le secteur puisse aussi se diri­ger à l’export. Si vous exportiez, quels types de masques allez-vous vendre sur ces marchés? Les mêmes qu’au Maroc?
- La priorité est donnée au mar­ché national. Nous avons interdit l’exportation des masques. Ceci étant, nous avons reçu beaucoup de demandes émanant de différents pays. Il faut noter qu’il y a une véri­table pénurie de masques en Europe. C’est devenu une denrée rare. Nous devons d’abord répondre à la de­mande locale. Il faut préciser aussi que nos premières productions (d’il y a une semaine) ont d’abord alimenté les usines des produits alimentaires de grande consommation et de pre­mière nécessité (farine, sucre, huile, lait…etc.) qui doivent continuer à fonctionner. A ce titre, un plan de continuité a été mis en place pour ne pas stopper la production. Pour y parvenir, les premières productions de masques ont été réquisitionnées et orientées vers ces usines dans le cadre du respect du protocole sani­taire. D’importantes quantités ont été également adressées aux agents d’autorité et tous les corps adminis­tratifs mobilisés sur le terrain. Ce sont les mêmes masques fabriqués au Maroc que nous mettons tous.

- Le secteur textile a montré sa capacité à rebondir en temps de crise. Ne pensez-vous pas qu’il faudrait réunir toutes les petites et grandes initiatives, rappeler les employés au chômage technique dans un cadre sanitaire strict bien sûr, et relancer l’industrie?
- Nous avons déjà 10 unités qui produisent les masques barrières, à différentes capacités. La plus per­formante nous livre jusqu’à un mil­lion de masques par jour. Les autres varient entre 20.000 et 500.000 masques. En tout cas, ces usines sont en train de monter en cadence. Nous avons également demandé à l’Amith de se mobiliser pour accompagner la production des masques.

Comment a été fabriquée la norme Imanor?

Le ministre rassure: «toutes les normes qui réglementent la fabrication, la performance et les tests d’essai de ces masques, sont prises en considération et ont été validées par la commission nationale de normalisation. Celle-ci est composée des ministères de la Santé, de l’Intérieur, et de l’Industrie, ainsi que des centres techniques et des professionnels. Ces tests recommandés et pré­conisés par la norme Imanor ont été effectués au niveau du Centre technique (CTPC). Celui-ci atteste la conformité du produit. Soyez sûr, toute notre attention est orientée aujourd’hui vers la produc­tion des masques barrières ainsi que leur distribution au niveau national».

Propos recueillis par Youness SAAD ALAMI & Radia LAHLOU

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