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Economie

Comptes nationaux au 4e trimestre 2019: Faible marge de progrès pour l’année en cours

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5732 Le 02/04/2020 | Partager
Tout au plus, une croissance de 2,2%
L’investissement décroche de 3,8% du PIB

Très mince le matelas dont dis­pose l’économie nationale. Selon la pré­vision du HCP, l’année écoulée devrait déboucher sur une croissance de 2,2%. Déjà l’arrêté des comptes nationaux au 4e trimestre 2019 marque un recul de la création des richesses à 2,1%. Ceci, sous l’effet d’une contreperformance de la valeur ajoutée du secteur agri­cole qui a décroché de 5,2% et d’une faible progression des autres activités de 3%.

Et les perspectives pour le pre­mier semestre, voire pour l’exercice en cours, ne sont pas du tout réjouissantes. Outre la mauvaise campagne agricole qui se confirme au jour le jour, la ma­jeure partie des autres activités tourne au ralenti. Certaines sont même à l’arrêt.

Aussi faut-il s’attendre au pire si de vé­ritables mesures de soutien au pouvoir d’achat tardent à se mettre en place. Surtout dans cette période de crise sanitaire qui se traduit par une baisse des revenus et de la mise au chômage technique de pans entiers de l’infor­mel qui représente au bas mot 40% de l’activité économique. Or, la maigre croissance attendue pour 2019 a été tirée, selon les données du HCP, par la consommation finale, en particulier des ménages.

Les dépenses de cette catégo­rie ayant enregistré une hausse de 1,8% au 4e trimestre 2019 contre 3,7% à la même période de l’année précédente. Sa contribution à la croissance s’est établie à 1 point, soit la moitié de celle réalisée, une année auparavant.

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Avec une augmentation de 4,6% des revenus nets reçus du reste du monde, le RNBD a progressé de 2,5%. L’épargne nationale s’est située à 29,8% du PIB. Alors que l’investissement représente 33,6% du PIB au lieu de 35,8% durant le même trimestre de 2018

De son côté, la consommation finale des administrations publiques a affiché une augmentation de 2,5% au lieu de 4,6%, avec une contribution à la crois­sance de 0,5 point. Le ralentissement a également mar­qué la valeur ajoutée du secteur indus­triel.
Globalement, le taux de crois­sance s’est situé à 2,8% contre 3% au 4e trimestre 2018.

Excepté, l’industrie d’extraction et le BTP qui affichent des hausses variant entre 1,8 et 3,2%, les autres activités accusent des baisses plus ou moins prononcées. C’est le cas de l’électricité, des industries de trans­formation.

En revanche, le secteur des services améliore sa croissance de près de 1 point, en glissement annuel. Toutes les sous branches y contribuent: commerce, édu­cation, administration publique, sécurité sociale, transport et services financiers.

Au total, la valeur ajoutée des acti­vités non agricoles a connu une hausse de 3% au lieu de 2,5% le 4e trimestre de l’année 2018. Dans ces conditions, avec le net ralentissement de l’accroissement des impôts sur les produits nets des sub­ventions à 2,5%, le PIB en volume s’est accru de 2,1% durant le quatrième trimestre 2019 au lieu de 2,8% une année aupara­vant.

Parallèlement, la de­mande intérieure a prati­quement stagné, alors que l’investissement a décro­ché de 3,8% avec une contribution négative à la croissance de 1,3 point. La note d’optimisme provient de la contribution positive des échanges exté­rieurs des biens et services. Ces derniers ont dégagé une contribution positive à la croissance, se situant à 1,9 point.

Et c’est à l’actif de l’export qui a affiché une hausse de 5,3% lors du 4e trimestre 2019, soit le même niveau, une année auparavant. Par contre, les importations, se sont contractées à 0,4% au lieu de 5,4%. D’où une contribution négative à la croissance de 0,2 point.

Dans le sillage des points positifs, le besoin de financement de l’économie s’est ainsi amélioré par rapport au qua­trième trimestre 2018 passant de 6,2% du PIB à 3,8% au 4e trimestre 2019. C’est la résultante de 4,6% des revenus nets reçus du reste du monde contre une baisse de 7,7%.

Import-export: Baisse des valeurs unitaires

A l’import tout comme à l’export, l’indice des valeurs unitaires était orienté à la baisse lors du 4e trimestre 2019. Au niveau des importations, l’indice global s’est replié de 3,1%. La baisse résulte principalement de l’énergie et lubrifiants: 12,7%, alors que les produits bruts d’origine minérale ont plongé de 38,4%. De même que les demi-produits et l’alimentation se sont repliés de 2,7%.
En revanche, les valeurs des produits finis industriels ont progressé de 3,5%.
De son côté, l’indice des valeurs unitaires à l’exportation a connu une baisse de 4,0%. La régression s’explique par des valeurs des demi-produits (19,0%), des produits finis de consommation (1,9%) et des produits finis d’équipement agricole (15,0%). Par contre, cet indice a augmenté dans les produits bruts d’origine animale et végétale (11,6%) et stagne dans l’alimen­tation, boissons et tabacs.

A.G.

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