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Coronavirus - Les taximen entre désaffection et désinfection

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5728 Le 27/03/2020 | Partager
La majorité des chauffeurs ont préféré le confinement
Ceux qui circulent encore sont les propriétaires ou détenteurs d’agréments
Les opérations de désinfection se multiplient
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Chaque jour, les taxis sont soumis à une opération de désinfection au niveau du bureau de pointage sur bd Roudani (Ph. Jarfi)

L’épidémie du coronavirus a touché de plein fouet plusieurs secteurs, dont celui du transport par taxi. L’activité a enregistré une baisse vertigineuse ces derniers jours. Non seulement la clientèle se raréfie, du fait de la réduction des déplacements, mais les chauffeurs sont de plus en plus réticents à travailler.

«Plus de 80% des chauffeurs de taxis ont préféré le confinement», annonce Abdelhak Dehbi, secrétariat régional du syndicat des taxis (UGTM). Plus de 90% des chauffeurs auraient cessé leur activité, selon les termes de Mohamed El Harrak, président d’un autre syndicat, affilié à la CDT.

Aujourd’hui, ce sont surtout les propriétaires de taxis ou d’agréments qui circulent au péril de leur vie et celle de leurs clients, fortement exposés. «Je demande que les autorités sévissent contre les taximen qui travaillent encore en retirant leur permis de confiance», martèle El Harrak, qui appelle à une cessation de l’activité pour inciter les gens à rester chez eux.

«La baisse de l’activité et donc des recettes a forcé beaucoup de chauffeurs à rester chez eux», témoigne un chauffeur de taxi, en confinement avec sa famille. Les recettes en chute vertigineuse ainsi que le risque sanitaire l’ont poussé à prendre la décision de cesser ces activités.

Toutefois, cette population de chauffeurs est particulièrement vulnérable. Leur unique source de revenus est leur recette quotidienne qui se tarie aujourd’hui. «Nous appelons le gouvernement à prévoir des aides pour cette catégorie de chauffeurs de taxis en arrêt d’activité», soutient Abdelhak Dehbi.

En attendant, des opérations de désinfection quotidiennes sont organisées au profit des taximen toujours en circulation. Outre les opérations de désinfection au bureau de pointage sur boulevard Roudani, la SDL Casablanca Baia contribue également à cet effort. Elle a en effet équipé 5 zones (Hay Hassani, Aïn Chock, Anfa, Sidi Othmane et Sidi Bernoussi) de citernes de 1.000 litres chacune pour la désinfection. Le désinfectant est mis à la disposition des taxis, mais aussi des agents de la promotion nationale, agents des forces de l’ordre, centres de santé,  transport sanitaire, associations, volontaires...

«Trois ou quatre agents opèrent au niveau de chaque citerne au profit des professionnels», assure une source auprès de Casa Baia. Les syndicats organisent aussi des opérations de désinfection. C’est le cas de l’UGEP à titre d’exemple qui a organisé récemment  une action de désinfection et de stérilisation des taxis. L’opération a concerné les véhicules des professionnels du transport commun dans la zone Aïn Chock-Sidi Maârouf.

Aziza EL AFFAS

 

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