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Economie

Coronavirus: Les écoles privées redorent leur image

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5725 Le 24/03/2020 | Partager
Une récolte de 4 millions de DH pour le fonds spécial de gestion du Covid-19
Mais les petits établissements vont souffrir!
Des fermetures attendues à la formation professionnelle

«Elle était pour le moins maladroite la dernière sortie médiatique des représentants de l’enseignement général privé», ont pensé beaucoup de parents. A l’heure où la tendance était à la mobilisation générale et à la solidarité, un communiqué daté du 18 mars, signé par trois entités (Alliance de l’enseignement privé au Maroc, Fmep, Conférence des grandes écoles), demande le soutien de l’Etat, en énumérant plusieurs revendications: report des cotisations sociales et obligations fiscales, des subventions pour payer les salaires, rééchelonnement des crédits…

Aujourd’hui, les représentants du secteur tentent de rectifier le tir. «Il existe plusieurs types d’écoles: les grandes, situées dans des quartiers où les parents sont réguliers dans leurs paiements, les moyennes et les petites qui n’ont pas la possibilité de continuer à payer des salaires sur le long terme», relève un responsable de l’Union (Ittihad) de l’enseignement et de la formation privés au Maroc.

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Sur les 8,2 millions d’élèves du primaire et secondaire, plus de 1 million sont inscrits dans le privé. Chaque année, le secteur gagne un peu plus de terrain. Sa part est actuellement de près de 14% des effectifs globaux. Dans certaines régions, comme Casablanca, ce pourcentage va jusqu’au tiers

«La requête de l’Ittihad ne concernait que les petites écoles qui vivent sur leur trésorerie au jour le jour, et qui auront sans doute bientôt besoin d’aide», précise-t-il. Les groupes scolaires les plus solides ont lancé la semaine dernière une récolte de dons pour le fonds spécial pour la gestion de la pandémie du Covid-19. L’opération a permis de ramasser près de 4 millions de DH.

Les plus généreux ont octroyé jusqu’à 500.000 DH. Les grands établissements réfléchissent même à la possibilité de parrainer les plus petits durant cette période de crise. Un groupe scolaire a, par exemple, fait don d’un mois de bénéfices au fonds. Il a également garanti à ses enseignants d’assurer leurs salaires jusqu’à la fin de l’année scolaire, même en l’absence de paiement des parents.

Pour sa part, la Fmep (Fédération marocaine de l’enseignement professionnel privé) se désolidarise du communiqué. «Notre logo a été inclus sans notre consentement. Nous n’étions même pas au courant de l’existence de ce document, et nous réfutons tout lien avec cette action», revendique Abbès Ouanaim, président.

«Nous nous sommes surtout organisés pour assurer la continuité des cours en mode e-learning. Une cellule de crise a été montée et un appel aux dons a été lancé», ajoute-t-il. La situation est, cependant, critique pour de nombreux établissements de la formation professionnelle qui tournent bien en deçà de leur capacité, et dont les frais de scolarité varient entre 400 et 600 DH par mois.

«Ces opérateurs, qui accueillent généralement des stagiaires issus de milieux modestes sont majoritaires. Certains vont sans doute fermer leurs portes», souligne Ouanaim. Le secteur compte 1.300 établissements, 12.000 formateurs et 5.000 administratifs. Il accueille chaque année quelque 80.000 stagiaires.

Ahlam NAZIH   

 

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