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Economie

Le grand flou de l’exclusion numérique

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5709 Le 02/03/2020 | Partager
Zones blanches: Quid du chantier de déploiement du haut débit
Open data, confiance sociétale, dynamique collective… les challenges

Faire de l’inclusion numérique un des piliers du nouveau modèle de développement. Telle est l’ambition de l’écosystème digital: opérateur télécom, Apebi, Ausim, experts en transformation digitale, startups numériques...

Les professionnels sont unanimes: «Il faut développer une culture digitale chez le citoyen, étendre l’accès au haut débit, mettre à niveau les décideurs, mais aussi travailler sur les services et les moyens d’y accéder», soutiennent les panélistes, lors de la conférence organisée par Inwi dans le cadre du cycle de conférences Digital Act, le vendredi 28 février sous le thème: «Inclusion numérique: une chance pour le nouveau modèle de développement».

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A fin septembre, le parc Internet s’élève à 26,18 millions d’abonnés avec un taux de pénétration de 73,58%. Ce parc enregistre des hausses trimestrielle de 11,1% et annuelle de 9%

Le sujet permet d’aborder la problématique des zones blanches. Dans le domaine des télécommunications, c’est un territoire qui n’est pas desservi par un réseau donné, plus particulièrement la téléphonie mobile ou Internet. Pratiquement, aucun chiffre n’est communiqué sur l’ampleur de l’exclusion numérique au Maroc. C’est le black-out. Même l’Apebi ne dispose pas de chiffres.

«Nous manquons de données. L’open data est d’ailleurs l’une des grosses batailles que nous sommes en train d’initier. Des informations existent mais nous n’y avons pas accès. Puis il y a celles que nous n’avons pas réussi à collecter», admet Amine Zarouk, président de l’Apebi. Selon l’ANRT, le parc Internet (Internet Mobile, ADSL, Internet FTTH) s’élève à 26,18 millions d’abonnés avec un taux de pénétration de 73,58% au terme du 3e trimestre.

Ce parc enregistre une hausse trimestrielle de 11,1% et annuelle de 9%. Le taux de pénétration d’Internet est à prendre avec des pincettes, car il ne reflète en rien le nombre de personnes ayant accès, mais plutôt le parc des abonnements. S’y ajoute le fait qu’une part non négligeable d’abonnés utilise plusieurs téléphones à la fois. Le parc d’Internet mobile à lui seul représente 93,73% du nombre global d’abonnements Internet (24,54 millions sur un total de 26,18 millions).

Après une série de plans stratégiques qui n’ont pas nécessairement abouti aux objectifs escomptés, l’Agence de développement du digital (ADD) essaie d’arrêter une stratégie numérique à échéance 2025, dans un contexte où «son plus gros challenge est de créer une dynamique collective entre les administrations», soutient Tarek Fadli, PDG d’Algo Consulting group.

Autant dire que l’ADD a du pain sur la planche. Pour Fadli, les blocages sont dus à un problème de confiance sociétale (entre les individus et entités). La Banque mondiale a à plusieurs reprises souligné que la confiance entre les acteurs économiques marocains est très faible.

Rappelons que le taux d’insatisfaction par rapport à l’administration numérique varie entre 85 et 90%. Les objectifs annoncés dans le plan d’action de l’ADD, pour le chantier e-gov, sont de ramener ce taux à 20%. «Là encore, aucune échéance n’est indiquée», souligne Amine Zarouk.

Modeste KOUAME

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