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Economie

CGEM: Alj s’apprête à nommer son «gouvernement»

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5690 Le 04/02/2020 | Partager
Premier conseil d’administration du patronat, lundi 10 février
A l’ordre du jour, la nomination des membres du bureau

Depuis son élection à la présidence de la CGEM, Chakib Alj n’a pas perdu beaucoup de temps. Il tiendra son premier conseil d’administration en tant que patron des patrons, lundi 10 février. A l’ordre du jour, l’installation du gouvernement avec lequel il dirigera la confédération patronale pendant son mandat (2020-2023).

Le benchmark montre que ses successeurs avaient mis environ deux mois avant de tenir le premier conseil. Une promptitude qui fait dire à un membre influent de la CGEM que «le binôme élu est prêt à gouverner». Certains n’hésitent pas à parler de record.

«Nous avons perdu assez de temps dans des formalités obligatoires, mais nécessaires. La tenue d’un conseil dans des délais courts est un signal fort. C’est une preuve que le nouveau président veut passer rapidement à l’exécution de sa feuille de route», confie Youssef Mouhyi, président de CGEM Marrakech-Safi. Ce dernier était candidat à la présidence avant de se désister au profit du tandem Alj-Tazi.

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La rapide mise en place des instances gouvernementales de la CGEM a pour objectif de rattraper le temps perdu depuis la démission de Salaheddine Mezouar en octobre dernier (Ph. Jarfi)

Outre le président et son vice-président général, Mehdi Tazi, le conseil d’administration verra la participation des membres de droit -élus- qui sont les présidents des fédérations sectorielles internes et externes (33) et les présidents des régions (14). Il sera également marqué par la désignation des présidents de commissions permanentes.

Comme le prévoient les statuts de la CGEM, le président devra désigner deux femmes et deux jeunes chefs d’entreprise proposés par leurs associations respectives. Ces deux postes du temps de Miriem Bensalah Chaqroun, n’avaient jamais été pourvus.

L’ensemble composera donc le collège des membres de droit, qui, sur proposition du président, pourront désigner les membres supplémentaires du conseil dans la limite de 1/3 des membres de droit. Ces derniers constitueront les membres désignés. Le challenge sera de garantir la parité hommes-femmes dans ce collège conformément aux statuts de la CGEM.

Un médiateur sera nommé à l’issue du conseil et sera chargé d’intervenir chaque fois qu’il est sollicité, notamment en cas de différends entre membres ou non membres sur les relations d’affaires, de conflits sociaux en entreprise. Toutefois, l’avis du médiateur n’a pas un caractère exécutoire non obligatoire.

Chakib Alj devra également former sa garde rapprochée: un bureau composé de neuf membres, dont sept vice-présidents, un trésorier général et un trésorier adjoint. Le score enregistré par le binôme Alj-Tazi à son élection (96,18% des voix) dénote du consensus. Reste maintenant à savoir quel est le nombre de commissions thématiques qui seront créées d’ici lundi prochain. Selon les premières indiscrétions, le nouveau patron des patrons souhaite une équipe ramassée pour plus d’efficacité.

L’expérience a montré que sur les 28 commissions que compte la CGEM, seules quelques-unes sont productives. Ces structures sont une déclinaison du programme pour lequel le président a été élu. Ce dernier en définira le nombre et leur attribuera un axe de sa feuille de route. Les présidents de commission devront à leur tour définir leur propre programme qui devrait être soumis à la validation d’un autre conseil d’administration. Une échéance qui marquera l’entrée en service de la nouvelle équipe du patronat.

La concurrence devrait être acharnée autour des commissions les plus en vue telles que la fiscalité, qui conçoit et collecte les propositions fiscales et de change de la Confédération. Il faut attendre le conseil d’administration pour être fixé sur la nouvelle architecture.

Les chantiers ouverts

Les échéances ne manquent pas. Il est urgent d’asseoir rapidement les instances de gouvernance pour accompagner, par exemple, la mise en œuvre du programme de financement des TPME. La CGEM fait partie du comité régional de coordination d’accompagnement des porteurs de projets pour leur faciliter l’accès au financement bancaire. Une structure qui sera déployée dans chaque région. Présidé par le directeur du CRI, chaque comité sera composé, entre autres, des représentants régionaux de BAM, l’Ofppt, la CGEM… L’autre priorité porte sur l’élaboration du projet de la loi-cadre sur la réforme de la fiscalité. Un texte qui aurait dû être finalisé avant l’adoption du projet de loi de finances et qui est toujours bloqué au SGG.  La CGEM est également attendu sur le nouveau modèle de développement. La Confédération devrait remettre ses propositions à la Commission spéciale dès que ses instances seront mises en place. Le gouvernement est appelé à mettre en œuvre plusieurs lois dont celle concernant la formation continue, la réforme de l’éducation. Sur ce dernier point, la CGEM a été écartée de la commission permanente relative à la réforme de l’enseignement. Un projet de décret serait en préparation pour remédier à cette omission.

Hassan EL ARIF

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